ACCIDENTS CÉRÉBRAUX
La scarlatine se distingue de toutes les autres
(1) Traité pratique des maladies de lencéphale, etc., trad. de l'anglais par Gendrin, 2° édition, 1835, p. 206.
fièvres éruptives par une tendance particulière à s'accompagner de symptômes cérébraux. Cette tendance, à laquelle Pfeufer et d’autres auteurs ont attaché une grande valeur comme signe diagnostic, se révèle dès le début de la maladie par l'agitation , insomnie ou la somnolence, l’exaltation de la sensibilité, le délire. « In febri rubrà, dit Heberden, ægri vel ipso primo die delirant; atque interdum, licèt omni alio periculi indicio vacent, tamen non cessant aliena loqui singulis noctibus ab initio morbi usque ad finem. » Ces symptômes, qui s’observent fréquemment dans la scarlatine normale, peuvent dans certains cas acquérir assez d'intensité et de persistance pour constituer une complication sérieuse; et 1l n’est pas rare de voir survenir ces troubles de la sensibilité, de l'intelligence et de la motilité qui caractérisent ordinairement l’inflammation du cerveau et de ses enveloppes.
Ce qu'il y a de remarquable, c’est que le plus souvent les lésions trouvées à l’autopsie ne sont point en rapport avec l'intensité des symptômes. cérébraux observés pendant la vie. Ces derniers ne sont d'ordinaire le résultat d’aucune lésion importante de l'appareil cérébro-spinal, bien qu'ils simulent parfois ceux de la méningite; une congestion sanguine plus ou moins vive