‹ Histoire de la scarlatineChapitre 31 sur 72 · ACCIDENTS CÉRÉBRAUX · texte numérisé non relu

ACCIDENTS CÉRÉBRAUX

est la seule altération que lon constate le plus souvent, mais non toujours, et parfois cette congestion n'est pas plus forte que celle qu’on trouve dans plusieurs maladies où les symptômes cérébraux ont été nuls. Un fait qui doit étonner dans une maladie où les hydropisies sont fréquentes, faciles et rapides, c’est que cette congestion sanguine ne s'accompagne presque jamais d’un épanchement de sérosité, ni dans les mailles de la pie-mère, ni dans les ventricules cérébraux; les liquides séreux non-seulement ne sont pas plus abondants que d'habitude, mais même, dans quelques cas, manquent tout-à—fait ".

La scarlatine peut du reste dans certains cas, rares à la vérité, se compliquer d’une véritable inflammation, soit de la substance même du cerveau, soit de ses enveloppes.

L'’encéphalite a surtout été étudiée par Fischer?, qui paraît avoir eu fréquemment l’occasion de l’observer. Voici ce qui annonce, suivant lui, que linflammation s’est propagée des méninges au cerveau : le délire furieux fait place à la mussifation, aux convulsions et à la carphologie ; l'œil, qui dans la méningite est brillant, vif, et

(1) Rilliet et Barthez, loc. cit., p. 621. — (2) Gründliche Darstellung des Scharlachfiebers, Piig, 1852, p.16.

ordinairement rouge vers les angles, devient terne, fixe, hébété; l’'exanthème, qui est d’un rou-

ge vif tant que la phlegmasie est bornée aux

enveloppes du cerveau, pälit lorsqu'elle s’étend à

Porgane même, et la peau se couvre d’une sueur

froide et visqueuse.

Les accidents cérébraux se sont montrés avec une grande fréquence dans l'épidémie de Greiiswald ‘, 1826. On les combattait avec d'autant plus de succès qu’ils survenaient plus tardivement; chez un assez grand nombre de malades, ils n'étaient accompagnés ni d'angine, ni d'exanthème, quoiqu'il fût facile de reconnaitre qu'ils étaient sous la dépendance de l'infection scariatineuse.

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