‹ Histoire de la scarlatineChapitre 32 sur 72 · LARYNGO-TRACHÉITE, PNEUMONIE, OEDÈME DE LA GLOTTE, CROUP · texte numérisé non relu

LARYNGO-TRACHÉITE, PNEUMONIE, OEDÈME DE LA GLOTTE, CROUP

LARYNGO-TRACHÉITE. — Autant cette complication est fréquente dans la rougeole, autant elle est rare dans la scarlatine. On observe, il est vrai, assez communément dans cette dernière maladie une petite toux sèche avec raucité de la

(1) Seifert. Nosolog. therapeul. Bemerkungen, etc., 1827, p. 41.

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voix; mais c'est moins la suite d’un état inflammatoire du larynx que l'effet de la sympathie qui unit le pharynx et la partie supérieure des voies aériennes ". La laryngite scarlatineuse diffère de celle qui accompagne la rougeole, en ce qu’elle a plus de tendance à rester sèche, et qu’elle semble occuper le tissu muqueux tout entier, et non principalement les glandes mucipares. D'un autre côté , elle lui ressemble par sa tendance à se propager de proche en proche jusqu'aux dernières ramifications bronchiques, et à déterminer alors tous les accidents propres aux bronchites capillaires *.

Quelle que soit en général la rareté de la laryngite comme complication de la scarlatine, on cite certaines épidémies où elle s’est montrée avec une fréquence particulière; par exemple celle qui a été observée par Hamilton”, et dans laquelle la phlegmasie pharyngienne envahissait constamment l’épiglotte, le larynx, la trachée, et souvent les bronches.

PNEUMONIE. — La pneumonie, quoique rare,

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(1) Benedict. Geschichte des Schariachfiebers, Leipzig, 1810, p. 26. — (2) Barrier. Traité pratique des maladies de l'enfance, 1842,1.71,p. 682. — (3) Gazette médicale, 1835, p.811.

est plus commune que la bronchite. Æamillon prétend qu’elle est presque constamment la cause de la mort chez les individus qui succombent avec

une anasarque.

OEDÈME DE LA GLOTTE. — L'infiltration séreuse du tissu cellulaire sous-muqueux du larynx, si rare chez les enfants, s’observe quelquefois dans le cours ou à la suite de la scarlatine. Tantôt elle est le résultat de l'extension de la phlegmasie du pharynx à la muqueuse qui revêt les ligaments aryténo -épiglottiques; tantôt elle est la conséquence de l’hydropisie, l’accident dernier de l'anasarque. MM. Trousseau et Barrier * citent deux cas très-remarquables dans lesquels l'hydropisie active du larynx ne fut précédée ni accompagnée d’aucune phlegmasie de cet organe.

Crour. — Un caractère essentiel de la phleomasie scarlatineuse du pharynx, c’est de n’avoir aucune tendance à envahir les voies aériennes. « Pendant le cours de plusieurs épidémies de

(1) Journal des connaissances médico - chirurgicales, juillet 1836. — (2) Ibidem, juillet 1842, p. 6.

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