‹ Histoire de la scarlatineChapitre 36 sur 72 · OPHTALMIE · texte numérisé non relu

OPHTALMIE

La phlegmasie oculaire, qui accompagne assez

(1) Bemerkungen über die Blattern, verschiedene Kinderkrankheïten, etc., Ber'in, 1798, p. 161.

fréquemment la scarlatine, peut, dans certains cas, devenir assez intense pour constituer une véritable complication. Cette ophtalmie, que les partisans de l’école de Beer! regardent comme spécifique, mais dont 1l serait impossible de préciser l'espèce si l’on ne connaissait pas d'avance la nature de l’éruption cutanée?, cette ophtalmie, disons-nous, offre en général peu de gravité, et n'intéresse guère que la conjonctive ou la sclérotique. Cependant il n’est pas très-rare de voir l’inflammation envahir l'iris Ÿ ou s'étendre à la cornée, et donner lieu à une kératite, même à une kératite ulcéreuse. Dans ce dernier cas, on voit apparaître sur la cornée quelques places luisantes qui deviennent bientôt ternes, et sur lesquelles s'élèvent des phlyctènes qui, en crevant, se changent en ulcères, dont le pus peut fuser entre les lamelles de la membrane malade et former un onyx . Quelquefois même la capsule du cristallin devient malade. Mackensie * rapporte

(1) Schmidt, Weller, Benedict, Rosas, Sichel, ele. — (2) Velpeau, Manuel pratique des maladies des yeux, in-18, 1840, p. 590; Carron du Villards, Guide pratique pour l’étude et le traitement des maladies des yeux , Paris, 1838, t. 11, p. 84. — (3) Hackensre. Traité pratique des maladies des yeux, trad. Laugier et Richelot, 4844, p. 344. — (4) Stœber. Manuel pratique d’ophtalmologie , 1834, p. 216. —(5) Loc. cit.

Page 1