GASTRITE, ENTÉRO-COLITE
GASTRITE. — La gastrite complique rarement la scarlatine, quoique les adeptes de Broussais aient poussé l’exagération jusqu’à placer dans l’estomac enflammé le point de départ de l’éruption. Le vomissement, la soif, et la rougeur vive de la langue et du pharynx, ne sont pas suffisants pour faire admettre l'existence d’une gastrite chez un scarlatineux : car le premier de ces symptômes est un effet sympathique; le second, une fraction de Pappareil fébrile; et le troisième, une dépen-
dance de l’exanthème. M. Rostan ‘ cite cependant un exemple très-remarquable de cette complica-
tion, qui est beaucoup plus rare dans la scarlatine que dans la variole.
ENTÉRO-coxITE. — Îl n’est pas très-rare de voir la scarlatine s'accompagner d’un dévoiement peu intense pendant un petit nombre de jours; mais cette diarrhée, qui cesse spontanément, a trop peu d'importance pour qu'on doive la considérer comme le symptôme d’une entérite, MM. Rilliet et Barthez * n’ont observé que dix-huit fois sur quatre-vingt-sept malades, du côté de l'intestin, des phénomènes pouvant être envisagés comme dus à une complication. À l’autopsie, ils ont constaté des entéro=colites folliculeuses, des inflammations érythémateuses légères et peu étendues, ou un ramollissement simple de la muqueuse. Ils n’ont jamais rencontré ces graves inflammations ulcéreuses ou pseudo-membraneuses
qu’on note à la suite de la variole, et quelquefois de la rougeole.
(1) Gazette des Hôpitaux, 2 septembre 1843, p. 414. — (2) Loc. et., p. 624.
PÉRICARDITE. i0%