‹ Histoire de la scarlatineChapitre 40 sur 72 · PLEURÉSIE · texte numérisé non relu

PLEURÉSIE

fois dans le cours ou à la fin de la scarlatine. M. Guillemin ‘ fait mention d’une épidémie dans laquelle Pinflammation de la plèvre paraît avoir été fréquente. Fieusseux * cite le cas intéressant d’une jeune fille chez laquelle on trouva à l’autopsie, dans le côté gauche de la poitrine, une ‘ollection prodigieuse de pus qui comprimait le poumon et le médiastin. Cette complication, du reste, a encore été peu étudiée. Nous en dirons autant de la péritonite.

Il ne faut pas oublier que les ou séreuses dont nous venons de parler, péricardite, pieurésie et péritonite, ne sont point des phlegmasies franches, mais qu’elles ont quelque chose de spécifique comme les maladies qu’elles accompagnent. Hlles se rapprochent beaucoup, par leur marche et leurs caractères anatomiques, des hydropisies scarlatineuses. En effet, comme l'ont fait remarquer MM. Rilliet et Barthez, elles sont remarquables par un épanchement considérable et par le petit nombre et le peu d’étendue des autres produits inflammatoires. Quelques fausses membranes molles, petites, souvent linéaires, rarement du pus, viennent dénoter la nature inflam-

(4) Thèses de Paris, n° 192, 1833. — (2) Recueil périodique de la Société de médecine de Paris, L vr, p. 416.

matoire de l’épanchement, mais ne suffisent pas pour constituer ces inflammations franches qu'on trouve dans d’autres circonstances. Ici la sécrétion séreuse domine, et se rapproche de linfiltration sous=cutanée , de l’œdème des différents organes : la marche est la même; c’est presque partout une hydropisie active demi-inflammatoire. Toutefois on a noté chez quelques malades une rougeur vive de la membrane séreuse sans épanchement : cette congestion, qui s'était révélée pendant la vie par des symptômes inflammatoires, précédait sans doute l'épanchement séreux.

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