TEMPÉRATURE
froid étaient celles où les malades avaient été soumis à un traitement antiphlogistique et rafraichissant. On conçoit, en effet, que le froid extérieur ne peut avoir aucune action sur des ma= lades soumis à un régime opposé, dont le but principal est de neutraliser ses effets.
Une constitution humide , froide, nébuleuse et variable a été notée par presque tous les auteurs comme l’état atmosphérique le plus propre au développement de la scarlatine. M. Duchateau' est le seul qui ait mentionné comme favorables à la production des épidémies de cette espèce, les deux extrêmes de la température : les grandes chaleurs de l'été avec sécheresse, et les longues gelées d'hiver.
Nous verrons plus loin que Aost attribue une grande influence à l'électricité atmosphérique comme cause déterminante des maladies exanthématiques.
Indépendamment des causes prédisposantes que nous venons d’énumérer, et dont l’influence est,
D PC SION RER EAP NEEARIERE
(4) Bullet. de la société médicale d’émulation, mai 1816, n° 5, p. 27.
50 ÉTIOLOGIE.
pour ainsi dire, patente, puisqu'elle est démontrée par la statistique, il en est d’autres occultes, inexplicables, mais qu'il faut nécessairement admettre, puisqu'on voit tous les jours s’exposer impunément à la contagion des individus réunissant toutes les conditions d'opportunité que nous avons signalées; tandis que d’autres contractent la maladie avec une facilité étonnante, quoiqu’ils se trouvent dans des circonstances tout opposées. Nous n'insisterons pas davantage sur ce point de pathogénie, dont la science n’a encore pu rendre compte.
Nous terminerons ce que nous avions à dire des causes procatarctiques de la scarlatine par quelques mots sur la fréquence de cette maladie.
Kiesser, Pfeufer, et en général tous les auteurs qui regardent la scarlatine comme une affection nécessaire au perfectionnement physique et moral de la race humaine, pensent que personne ne peut échapper à ses atteintes. Suivant Stoll!, elle n’épargnerait peut-être que très-peu de sujets; et si elle ne paraît pas très-fréquente, c’est que, par sa nature protéique, elle se dérobe souvent à l’observation. D’autres ont calculé qu’elle ne sévissait
(14) Aphor. de cognoscendis et curandis febribus, n° 594.