‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 109 sur 280 · Livre II, ch. i, p · texte numérisé non relu

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3. Voir Furtwaengler, Arch. Zeitung, 1882, p. 57-58, et article Apollon, dans Roscher, Lexikon der griech. und rœm. Mythologie, p. 450, Cf. Overbeck, Griech. Kumtmythologie, V. Apollon, pp. 11-15. E. Pottier, les Statuettes de terre cuite dans l'antiquité, p. 37. Holleaux, Bull, de corresp. helléu. 188G, p. G7. Wolters, Gipsaigûsse ont. BilJmerle, p. 11.

donnera un état civil; la volonté du donateur fera l'attribution.

Il suit de là qu'à défaut d'indices extérieurs, l'identification certaine de ces statues reste impossible. Le lieu de la trouvaille, une inscription, peuvent seuls fournir des arguments. Que les marbres trouvés près des sanctuaires d'Apollon représentent le dieu, comme au Ptoion, à Délos, à Actium, on l'admettra sans peine. Pour d'autres, la destination funéraire paraît prouvée'. A la rigueur, l'usage défigurer ainsi le mort héroïsé peut s'expliquer par la vieille croj-ance grecque, qui fait du défunt un être supérieur, redoutable, objet d'un culte religieux de la part des survivants. Mais la raison de métier est plus forte encore. La stèle de Tanagra nous a montré comment le sculpteur primitif tire naïvement parti de la formule unique dont il dispose.

On sait déjà que l'art béotien n'a pas eu le monopole du type viril. Des figures semblables à celles du Ptoion se sont rencontrées en Grèce presque partout, dans les îles, en Ionie, dans la Mégaride, dans la Corintliie, dans le Péloponnèse et surtout dans la Grèce du Nord2. Il est donc permis de se demander si les statues béotiennes offrent des caractères assez précis pour qu'on puisse conclure à l'existence d'une école indigène. La réponse n'est pas douteuse. Ces statues forment une série homogène, un groupe bien défini; elles ont, comme le remarque M. Holleaux, des traits communs : <( la forte carrure des épaules, la structure solide, parfois un peu ramassée, du corps; la fermeté de l'ensemble et la justesse relative des proportions » '. Par là même elles s'opposent nettement à une autre série qui dérive de l'art insulaire, et qui comprend, avec la statue de Théra (fig. 60) la ligure bien connue, devenue classique sous le nom d' « Apollon de

1. Par exemple, pour la statue île Théra, pour celle de Ténéa, que nous reproduisons plus loin. (llilchhoefer, Arch. Zeitung, 1881, p. 54). il. Conze s'est rallie à cette théorie : Sitzimgsberichte der A". pn — - Ahadi mie, 1884, p. 621. Pour l'usage des statues funéraires eu Attique, voir Loeschcke, Mittheil. Athen, t. IV, 1879, p. 304. A Chypre, une statue du type viril, évidemment funéraire, a été trouvée dans le dromos d'un tombeau : Hermann. Vas Graeberfeld aus Marion, p. 22, Berlin, 1888.

2. Citons en particulier le torse du musée de Pesth, provenant du territoire de Magnésie, en Thessalie, Brunn, Mittheil. Athen, VIII. pi. V, p. 89. Overbeck a dressé la listedes figures viriles connues jusqu'ici :Griech. Kunstmythologie, V. Apollon, pp. 11-13. Un torse archaïque, du même type, a été récemment découvert à Phigalie. Uttll. de corresp. hellén., XV, 1891, p. 110.

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