‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 176 sur 280 · Voir plus haut, L. II, ch. I, p · texte numérisé non relu

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•2. Voir sur Aristion, auteurdu tombeau dePhrasikleia , Lolliug, MitthcU. Athen, 1870, p. 171 ; Lœwy ïnschr. griech. BUdhauer, nos 11 et lô.

qui s'est développé dans les îles; ils ne font que suivre la pente de leur inclination, en poussant jusqu'au raffinement le style élégant et recherché des maîtres insulaires. Mais il y a plus. Avec des modèles, ils reçoivent d'eux de précieux enseignements de technique. C'est l'influence des sculpteurs chiotes qui met le travail du marbre en honneur dans les ateliers d'Athènes. L'abandon des matériaux indigènés, l'emploi du marbre de Paros, marquent dans l'histoire de l'art attique une évolution capitale, décisive, qui coïncide avec le milieu du sixième siècle , c'est-à-dire avec l'apparition des influences chiotes. Cette technique nouvelle sert merveilleusement la transformation du style.

Du côté de l'ouest, l'Attique est en contact avec les écoles doriennes. Voici, parmi les artistes dont les signatures ont été recueillies à Athènes, un Laconien, Gorgias ' ; des Eginètes, Onatas et Kallon; peut-être même un Sicyonien, Aristoclès. Mais l'action des influences doriennes se manifeste surtout, croyons-nous, à la dernière heure, entre 500 et 480. Elles interviennent seulement quand l'art attique a tiré de l'enseignement des Chiotes tout le parti possible ; elles marquent une réaction contre le maniérisme; elles corrigent, par une certaine sévérité de style, l'abus de l'élégance et de la recherche; en un mot, elles préparent le style de transition entre l'archaïsme pur et la belle époque du cinquième siècle.

Tels sont les enseignements multiples qui concourent à former l'école attique, depuis le milieu du sixième siècle. L'activité des artistes indigènes est d'ailleurs attestée par une série déjà longue de signatures, que les fouilles de l'Acropole ont singulièrement enrichie. Epistémon, Kallonidès, Evénor, Pythis, Philon, Philermos, Thébadès, Éleuthéros, Euthyklès, Anténor, représentent, en face des étrangers, le groupe des artistes athéniens ". Si du plus grand nombre nous ne

1. Corpus i,is<;: util,:, I, n- :;.".:: et IV, suppl.,n° 373, '-''J. cf. Bmnii, Bullett. dell' Tnst., 1859,p. 196.

•J. Épis témon, vers 550, Lœwy, Inschr. gr. Bildh., n" 13. — Kallonidès, auteur du tombeau d'Antidotes, Lœwy, n° 1 1. — Événor, 'Esp. àpx-, 1886, pi. 6 , 2, p. 80, n» 2. Cf. Corpus inscr. atticaritm , IV, snppL 373«':, 373S 37388. — Pythis, Ae).t:ov ip-/. 1888 , p. 82. — Philon, Corpus inscr. «t., ibid., 873103, — Philermos, AeVcCov, 1888, p. 202. — Thùbadùs, Corpus inscr. att., ibid., 378105. — EleutliL-ros, ÇWpus inscr. ait., ibid., 373108. — Euthyklès, id., ibid., 378s<>6. — Anténor, 'Eçriti. àp/, 1880, n°G., pi. 4, p. 81, et Corpus inscr, "'t., ibid., 373'-'', 373;1'-'.

connaissons qu'un nom, les richesses d'art exhumées sur le plateau de l'Acropole vont nous montrer quelles sont les tendances de l'école dont ils relèvent.

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