Mittheil Athen, IV, 1879, pi. III
G. Winter, Mittheil. Athen, XII, 1887, p. In,"), pi. II. Brunn, Denkmaeler, n° 66. Elle est reproduite dans le grand recueil des stèles funéraires attiques publié sous les auspices de l'Académie de Vienne, pâlies soins de M. Conze : Lie attischen Grabrelie/s, herausgegeben im Auftrage :1er Kais. Aiademie der Wissenschajlen zn Wien, iton Alexandei Conze, Berlin, Speeuiann, 1890, n° 19. pi. XI.
de la lamentation, suivant la mimique funèbre dont les peintures de vases représentant \&prothêsis ou l'exposition du mort nous offrent tant d'exemples. Ici, l'image du défunt ayant sa place sur la base du monument, il est probable que la statue était une simple figure emblématique, un sphinx, suivant l'hypothèse très légitime de M. Winter. On sait en effet quels rapports le symbolisme funéraire des Grecs établit entre le sphinx et l'idée de la mort, et combien cette représentation est fréquente sur les stèles de l'époque classique. Un sphinx de marbre, trouvé près d'une nécropole, au village de Spata , nous aidera à restituer le couronnement en ronde-bosse de la base de Lambrika (fig. 199)'.
Placez sur l'abaque une réplique de cette figure si franchement archaïque, avec ses longues
boucles de cheveux, sa tête coiffée du polos, ses ailes retroussées, vous aurez une idée assez fidèle d'un type de monument funéraire ;\ décoration sculpturale, type d'autant plus intéressant, qu'il reste unique jusqu'à ce jour.
Beaucoup plus riche est la série des stèles sculptées en bas-relief, dont le Musée central d'Athènes possède la plus grande partie 2.
Fllï. 198. — Monument funéraire trouvé à Lambrika, Altique (Athènes, Musée central). Hauteur. 0'".7I.
1. Milchhoefer, Mittheil. Athen, IV, 18r"0, pi. V, p. 44 et. suiv. Bniiin, Denimaeler, a" 66.
2. Voir sur les ancienne tèlea funéraires attiques, Konmanoudis, 'E?r,a. ipjj.,1874. Loeschcfce, Mittheil. Athen, IV, 187;'. p. 36 et 289. Purtwaengler, Cvllect. Sabouroff', Introduction, p. 7 et suivantes. Alfred
Les Attiques ont certainement emprunté aux Ioniens le type de la stèle plate et élancée dont nous avons déjà trouvé des spécimens en étudiant l'art de la Grèce orientale. C'est une dalle de marbre étroite et longue, qui s'encastre dans un socle; elle se termine par un acrotère en forme de palmette qui conserve longtemps son caractère archi-
tectonique, et ne disparaît qu'au cinquième siècle, pour faire place à un ornement plus compliqué, imitant les enroulements de tiges chargées de feuillages. Parfois, on se contente de graver sur la stèle le nom du mort, ou bien on y ajoute un emblème comme l'étoile et le coq peints sur la stèle qui porte le nom d'Antiphanès \ Mais sur les monuments plus soignés, c'est l'image du défunt , sculptée ou peinte, qui occupe le corps de la stèle. Un espace ainsi délimité invite naturellement l'artiste à représenter une figure debout. Telle est en effet, dans la plupart des cas, l'attitude du personnage, qui, sous des traits de convention, rappelle aux survivants l'âge et la condition sociale du mort. Ce sera tantôt un hoplite en tenue de guerre, ou
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Fifi. 139. — Sphinx en marbre, trouvé à Spata , en Attiqne. (Musée central d'Athènes.) Hauteur, 0m,47.
Brneckner, Ornàment und Form lier attiscken Stelen, Strasbourg, 1886, p. 68 et suiv. Les exemplaires connus jusqu'ici sont réunis dans le premier fascicule du recueil cité plus haut. Conze, Die attise/un Grabreliefs.