‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 196 sur 280 · Pausanias, IX · texte numérisé non relu

Pausanias, IX

•'. Millier Wieseler, Denhnaderdera.lt. Kmut, H, n° 321 a. Von Duhn, Annali, 1879 , p. 122, et Mon. ined. vol. XI, pi. VI. Imhoof Blumer tt Percy Gardner, Journal of Jfcllen. Sludies, 1887, Atlas pi. LXXIV, n»s XI et XII.

3. Voir Veyriea, Zes Figura criophores dam Vart grec, Bibliothèqut îi • Écoles française* d'Athèneset de Home, 1884.

une copie fidèle de l'œuvre de Calamis dans un marbre conservé en Angleterre, à Wilton-House, et qui fait partie de la collection formée au dix-septième siècle par Thomas Herbert, comte de Pembroke '. Cet Hermès debout, les jambes assemblées, adossé à un pilier le long duquel descendent les pointes plissées d'une draperie figurant une chlamyde, cette statue au type conventionnel offre tous les caractères de l'art archaïsant; M. Michaelis, qui a pu étudier de près l'original, n'hésite pas y voir « une copie très superficielle » , de date tardive , et destinée simplement à la décoration d'une balustrade. C'est aussi une œuvre d'un archaïsme affecté que l'élégante figure de l'Hermès criophore sculptée sur une des faces d'un petit autel de marbre, appartenant au Musée central d'Athènes ( fig. 207) '-. Hermès, vu de profil, avec la longue barbe en pointe et la chevelure nattée des figures archaïques , fig 206 porte le bélier sur ses épaules; une légère chlamyde

L'Hermès crio- flotte sur son bras gauche. L'exécution de ce joli morphore de Commis. ceau egt ^ne et Spjrjtue]le ; mais si l'artiste a pu s'ins-

Monnaie

de Tanagra. pirer de la statue tanagréenne, il a pris sans doute avec son modèle de très grandes libertés, et l'a adapté sans scrupules aux exigences du bas-relief. Les rapprochements qu'on a voulu établir entre ces marbres et l'œuvre de Calamis nous paraissent bien suspects, et aucune de ces sculptures ne nous inspire assez de confiance pour que nous y cherchions ce qui nous intéresse avant tout, le style et la manière du maître.

Outre Y Apollon Alexikakos, on voyait à Athènes une autre œuvre célèbre de Calamis, dont la base a été retrouvée sur l'Acropole, non loin des Propylées1 ; nous voulons parler de l'Aphrodite consacrée par le beau-frère de Cimon, le riche Rallias, surnommé le Lakkoploutos. Il faut certainement l'identifier avec la Sosaiulra dont Lucien fait tant d'éloges, et après bien des controverses, ce surnom assez étrange

1. Michaelis, Anclent ifarbles in Grzat Britain, p. 702, n° 144. La statue n'a été reproduite, à rua connaissance, que par de médiocres dessins au trait. Clarac, Mm. de scul.pt., IV, 658, 1545 B.

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