‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 203 sur 280 · Arch. Zeitung, 1878, pi. là. Friederichs-Wolters, n · texte numérisé non relu

Arch. Zeitung, 1878, pi. là. Friederichs-Wolters, n

connaît assez de répliques du même type pour refuser à Stéphanos le mérite de l'invention, et lui laisser seulement le rôle d'un habile copiste. Le groupe d'Electre, au musée de Naples, celui d'Oreste et Pylade, au Louvre, nous montrent d'ingénieuses adaptations de cette figure , où l'archaïsme déjà très atténué trahit le style des prédécesseurs immédiats de Polvclète.

Fiu. 217. — Buste en bronze d'un jeune nthlète. (Munich.)

On sait déjà qu'un des thèmes familiers aux sculpteurs péloponnésiens,dans les ex-voto de victoires olympiques, est l'image du vainqueur, représenté souvent avec son cocher et son char '. La fréquence des textes où ce sujet est mentionné donne un intérêt particulier à une statue de marbre, trouvée en 1874 sur l'Esquilin, el transportée au

1. Voir les exemples réunis par M. Emil Ileisch. Gvieclnsche WeihffescJirnTce dans les Abltandluiigen âesarch, epigr. Seminares der Universitut WSeny 1800, p. 48,

Capitole, clans le Palais des Conservateurs '. Un jeune homme aux formes robustes se prépare à monter sur un char, et le mouvement des bras indique qu'il tenait tendues les rênes de l'attelage ; la tête a une structure un peu massive, et l'arrangement de la chevelure en souligne le caractère archaïque. Sans doute le marbre romain est une copie d'un bronze grec un peu antérieur à l'année 450 ; il nous donne une idée assez exacte de ces ex-voto exécutés pour les vainqueurs d'Olympie par les élèves d'Agélaïdas, et par les contemporains de Pythagoras de Rhégion.

Dans le même ordre de sujets, nous devons signaler, comme une copie d'un bronze grec de l'époque de transition, la statue de marbre du Vatican représentant une jeune fille victorieuse à la course 2. Son costume est celui des jeunes filles doriennes qui se disputaient le prix de la course à Olympie, aux jeux célébrés tous les cinq ans en l'honneur de liera; elle porte un court chiton, tombant à mi-cuisse, laissant le sein droit â découvert, et serré à la taille par une large ceinture. Les bras écartés du corps, un pied en avant, elle est prête à s'élancer, et son visage aux traits un peu archaïques trahit l'attention avec laquelle elle attend le signal du départ.

Un des types féminins chers à cette école nous est connu par les produits de l'art industriel. Les musées d'Europe possèdent de riches séries de statuettes en bronze servant de supports à des miroirN, et dont la fabrication paraît avoir été une spécialité de l'industrie co-

FlG. 218. — Statuette de brouze formant pied de miroir. ( .Musée de Naples.)

1. Ghirardini, Btdlettino delta Commissione arch. communale di llumu, 1 S.Js. pi, XV-XVI.XV1I-XV1II, p. 365. Cf. Helbig, Die oeffentlichen Samlungen in I^>m.. I, n" &92.

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