‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 204 sur 280 · Helbig, die oejfentlicken Sammlungen in Rom.t I, n" ;i · texte numérisé non relu

Helbig, die oejfentlicken Sammlungen in Rom.t I, n" ;i

rinthienne '. Ces statuettes représentent le plus souvent Aphrodite

debout, traitée avec le type et les attributs que lai prête l'art du sixième siècle, ou de la première moitié du cinquième. Le spécimen reproduit ci-joint et emprunté au Musée de Naples appartient à la période la plus récente (fig. 218). Si le type est encore sévère, l'attitude archaïque a fait place à une pose plus libre ; le geste des mains , rapprochées de la tête, éveille l'idée d'une femme qui rajuste sa coiffure , ou qui se prépare à accompagner d'une mimique gracieuse un mouvement de danse : à l'ancien costume s'est substitué le chiton dorien, dont les beaux plis droits et profonds, l'arrangement simple et élégant, semblent faits à souhait pour la statuaire. Parmi les statues de nos musées, il en est qui offrent avec ces figurines une étroite parenté. La Hestia Giustiniani , au Musée Torlonia, est sans doute une copie d'un original en bronze

Fig. 219. — Danseuse, statue de bronze, provenant d'Herculanum. (Musée de Naples.)

1. Voir le catalogue dressé pai M. Pottier: Dumont et Chaplain , les Céramiques de lu Grèce propre, XI, p. 219.

de la même époque '. Mais surtout nous songeons aux six statues trouvées à Herculanum, aux danseuses de bronze qui comptent parmi les merveilles du musée de Naples ''. Dans ces femmes au type un peu viril, vêtues du chiton dorien, les unes au repos ou rattachant l'agrafe de leur vêtement, les autres les bras levés, et exécutant avec des gestes sobres et mesurés le mouvement d'une danse lente et rythmée (fig. 219), nous sommes bien tenté de reconnaître des copies d'originaux grecs, exécutés vers le milieu du cinquième siècle. Et la sévérité du style, la solidité des proportions, nous engagent à les rattacher, avec MM. Julius et Rayet :), à l'école péloponnésienne.

Ainsi se constitue un groupe très homogène de monuments, originaux ou copies, qui éclairent une des périodes les plus obscures de l'histoire de l'art grec. Certes, il y a encore là plus d'hypothèses que de faits démontrés. Mais si ces hypothèses s'enchaînent logiquement, n'entraînent-elles pas la conviction? Et ne peut-on pas céder à l'attrait de ces sortes de restitutions, dussent-elles paraître parfois téméraires et fragiles?

1. GaJleria Giustiniani, I, pi. 17. P. E. Visconti, Museo Torlonia, p. 198, 400.

2. DM- antichtià <li Ercolano (Jiei Bronzî), t. VI, pi. 37,38, 39, LXX, LXXV, Real Mmeo Borbonico , II. pi. IV, VII. Rayet, Monument» de l'art antique, t. I, pi. 37, 38, 39, et notices de 0. Rayet et B. Haussoullier.

3. L. Julius, MUtheil. Athen, III, p. 11. 0. Rayet, notice citée.

Fig. 220. — Petit? tète en marbre du type du Spinario. (Musée du Louvre.)

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