‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 221 sur 280 · Voir Overbeck, Schriftgudlen, n · texte numérisé non relu

Voir Overbeck, Schriftgudlen, n

■1. E. Babelon, Galette arch., 1883, pi. 11, p. 98 ; Cabinet 'lei Antiques, \ 1. Vf.

original célèbre ; mais on ne peut songer â Myron que par conjecture. Devons-nous, comme on l'a quelquefois proposé, faire une place à la sculpture de genre dans l'œuvre du maître d'Eleuthères? A vrai dire, les indications fournies par les sources littéraires nous paraissent peu concluantes. Sans doute Pline attribue à Myron une statue qui rentre à bon droit dans la série des sujets de genre : une vieille femme ivre, qui se trouvait à Smyrne '. Mais un tel sujet, que reproduisent deux statues de style hellénistique conservées au musée du Capitule et à Munich, relève beaucoup plutôt de l'art familier et humoristique

Fig. 245. — Vache en bronze. (Cabinet des médailles.)

mis à la mode par les artistes alexandrins. Le Myron dont il s'agit n'est pas nécessairement le grand sculpteur du cinquième siècle; on songe plus volontiers à l'un de ses homonymes, au Myron de Thèbes qui travaille à Pergame vers la fin du troisième siècle avant notre ère". Parmi les statues de Myron, Pline signale une oeuvre qu'il désigne sous le nom assez énigmatique de pristae. Que signifie ce nom, dont l'explication a provoqué tant de commentaires érudits? Certains critiques l'ont interprété comme un sujet emprunté à la réalité la plus terre à terre. Pour les uns, Myron aurait représenté des scieurs de long (^pferai) ; pour

Page 1