Cf. Xénophon, Traité de la cavalerie, VII
2. Intaille publiée par Natter, Traité de la méthode antique de graver en pierres fine», pi. 31. Miiller- Wieseler, Denkmader, I, 31, 138 B.
3. 0. Miiller, Commentatio quaMyrinae Amazonis '/""•! in museo Vaticano servatw, siffnum Phidiacu», explicatur, Goettingue, 1831. M. Kliigm.mn songe à l'Amazone de Strongylion, surnommée l'eûxvr,uo; (Pline, .Xat. Hist. ,3i, 82) et qui Berait une œuvre contemporaine de la guerre du Pélopon
comme si le maître de la villa eût pris plaisir à rapprocher deux copies du même maître'. On peut donc considérer l'Amazone de Berlincomme une réplique directe de la statue de Polyelète. Si nous ne pouvons apprécier en toute confiance les mérites de l'exécution, nous voyons au moins que le maître d'Argos avait traité le sujet avec une grande simplicité, soucieux avant tout du rythme et de l'élégance des lignes. L'Amazone éphésienne se rapprochait ainsi du Doryphore par la modération du mouvement; et cette simplicité d'attitude, cette harmonie des lignes peuvent bien justifier à nos yeux le jugement de l'antiquité qui décernait la palme à l'Amazone de Polyelète. Quant au type capitolin, où l'on a proposé de reconnaître tantôt l'Amazone de Phidias, tantôt celle de Crésilas, l'attribution en reste pour nous fort incertaine. Le caractère de latête, qui rappelle d'assez près celle de la statue de Berlin, semble indiquer que l'auteur connaissait la statue de Polyelète ; nous y verrions volontiers l'œuvre d'un contemporain de Polyelète, qui a simplement repris, en le modifiant, le thème désormais célèbre de l'Amazone blessée.
Parmi les statues signalées par les textes comme des œuvres de Polyelète, plusieurs, on l'a vu, offrent matière à discussion, et ont été parfois revendiquées pour Polyelète le jeune. Tel est le groupe de trois statues de marbre, représentant Apollon, Latone et Artémis, qu'on voyait dans le hiéron d'Artémis Orthia, sur la route d'Argos à Tégée, au milieu des cyprès qui couvraient les pentes du mont Lycone ~. Polyelète l'ancien travaillant surtout le bronze, ces statues de marbre peuvent être mises au compte de son homonyme. Le Zens Meilichios d'Argos, l'Aphrodite d'Amyclae, seraient des œuvres de la vieillesse du maître argien, si, comme nous le croyons, les limites chronologiques de sa période d'activité permettent de les lui attribuer. On est en droit d'être plus affirmatif au sujet de l'Hermès que Polyelète exécute pour une ville restée inconnue, peut-être Kardia, et qui, sous les successeurs d'Alexandre, appartenait à la ville de Lysimacheia, fondée en 310-309 par Lysimaque, dans la Chersonèse de Thrace3 .
1. Comparetti et Giulio de Petra, La villa Ercolaiiese, pi. 8, 1. Cf. Mickaelis, Jahrbuch,loc. cit., p. \6, 1.