De Witte, Gazette arch. 1873, pi. 19, fig
2. Pausanias, V, 10, 2. Il est probable que le texte était le suivant : $ei&tot( Xapu.;ôa 'A0r,vï:o;
3. Voir Strabon VIII, p. 353. Macrobe Saturn., V, 13, p. 23. La même anecdote est rapportée au sujet du peintre Euphranor, Eustathe, Ad lllailcm, p. 145, 11.
4. Dion Cbxysostome, Oral, (passim), Cf. Overbeck, Schriftqudlen, n"' 705-713.
rechercher le type traité par Phidias. Malheureusement, aucun des marbres conservés dans nos musées ne semble nous en offrir une copie fidèle. Le buste souvent cité du Jupiter d'Otricoli ' dénote le style de l'école de Lysippe ; la belle tête du Jupiter Blacas, au British Muséum, est une œuvre du quatrième siècle, qui accuse l'influence de la nouvelle école attique 2. Nous ne connaissons pas de documents plus précis qu'une monnaie de bronze d'Elis, du Cabinet des médailles de Paris, reproduisant suivant toute vraisemblance la tête du Zeus de Phidias (fig. 270) 3. Le visage a une grande expression de sérénité et de bienveillance ; le front est droit, l'œil peu enfoncé, et les cheveux, serrés par la couronne d'olivier, retombent en boucles sur les épaules. Le même caractère de douceur se retrouve dans la belle tête de Zeus des monnaies de Philippe de Macédoine, où l'on a pu reconnaître une imitation libre de l'œuvre de Phidias '.
On racontait à Olympieque, la statue terminée, fig. 27o. — Tête ]e sculpteur avait prié Zeus de montrer par un signe
de Zens Olympien. . . » . ,
(Monnaie d'Éiis.) s d en était satisfait et qu un coup de loudre avait
aussitôt frappé le sol du temple à l'endroit même où l'on montrait par la suite une hydrie de bronze. Quel dévot visiteur aurait hésité à reconnaître dans la statue l'image parfaite du maître des dieux? Tous les témoignages anciens sont d'accord sur l'admiration qu'elle provoquait. Dion Chrysostome déclare que c'est « une œuvre auguste et parfaitement belle », qu'elle « cause au regard un ineffable ravissement. » « Allez à Olympie, disait le philosophe Epictète, afin de voir le travail de Phidias, et que chacun de vous considère comme un malheur de mourir dans l'ignorance de ces merveil-
1. De Witte, Ânnali delï Inst., 18C8, p. 208. Cf. Petersen, Die Kunst des Phidias, p. 390.
2. Rayet, Monuments de l'Art antique, t. II, pi. 42. Stephani a aussi proposé sans raisons suffisantes, de reconnaître une réplique du Zeus de Phidias dans une tète en marbre du musée de l'Ermitage. {Compte rendu de la commission arch. de St-Pètershourg pour 1875, 1x78. pi. VI, VII, p. 1 r>0-l'.»8. M. S. Reinach croit en retrouver une autre réplique dans une tête de terre cuite de Smyrne (Mélanges Graux, p. 149).
3. Overbeck, Griechische KunstmythologieiJ.3MûnztqfelJji03i.Ct, Percy Gardner, Numismatic Chronicle, N. S. XIX, pi. XVI, et Types of greek coins, pi. XV, fig. 18 j Journal of Ilellenic Studies, 1886, pi. LXY1. a» XXII.