‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 270 sur 280 · Von Sallet, Zeitschri/tjur Numismatih, 18SJ, p · texte numérisé non relu

Von Sallet, Zeitschri/tjur Numismatih, 18SJ, p

3. Plutarque, Vie de Périclh, 13. 'O os <I>si3ia; zl^i^-zo |tèv xrfi tleoû to -/(/Visoûv Ë6oî, xoi toûtcu 5r,[iioup-f;': êv Trj fftrjÀY) sîvai y ij parci at. L'importance de ce texte a été signalée par Hevdemann, Rheinisches Muséum, 1883, p. 311.

type d'Athéna. Outre la Promachos et la Parthénos, il avait fait pour l'Acropole l'Athéna Lemnienne, qu'où voyait à mi-chemin entre la Pinacothèque et la Sphéristra de l'Erechthéion. La statue, coulée en bronze, était une offrande des clérouques athéniens établis dans l'île de Lemnos, et ce fait permet de la dater à quelques années près. C'est au moment de leur départ d'Athènes que .les clérouques consacraient un ex-voto à la déesse de la cité ; or ceux de Lemnos sont envoyés dans l'île entre les années 450 et 447. Peut-être est-ce au retour d'Olympie que Phidias reçoit la commande, et l'exécution de la statue se placerait ainsi vers 446, au début des travaux du Parthénon. Phidias avait atténué le caractère guerrier de la déesse, pour lui donner la grâce pudique de la jeune fille. La tête n'était pas couverte du pesant casque de guerre ; rien ne cachait les contours délicats du front et des joues dont Lucien admire la pureté '. Pausanias en parle comme de l'œuvre la plus remarquable du maître; c'était, disait-on, la beauté même2. Malheureusement aucune réplique certaine n'est parvenue jusqu'à nous. C'est seulement par conjecture que M. Hùbner en rapproche une belle tête de marbre du Musée de Madrid *. Peut-être l'attitude d'ensemble estelle reproduite sur des bas-reliefs attiques décorant des en-tête de stèles, où l'on voit Athéna sans casque, appuyée sur son bouclier '. Nous n'insisterons pas sur les autres statues de la déesse attribuées à Phidias, comme le bronze que Paul-Emile transporta plus tard à Rome, et cette Athéna que le sculpteur avait exécutée pour une sorte de concours où Alcamènes aurait été son rival. L'historiette racontée à ce propos par Tzetzès est trop suspecte pour qu'on attache grande importance au témoignage de l'écrivain byzantin 5. Parmi

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