Iliade, XI
Sidoniens, Phaidimos '. Les beaux peplos qu'Hécube garde précieusement dans sa chambre ont été brodés à l'aiguille par des femmes de Sidon '2. C'est un luxe que d'avoir, comme Ctésios, le père d'Eumée, une esclave phénicienne « habile à faire de beaux ouvrages )> (à.ykxx
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Bien que la colonisation des îles par les Grecs ait achevé d'en faire disparaître les factoreries et les comptoirs des Phéniciens, ceux-ci n'en restent pas moins, à l'époque homérique, les maîtres du commerce méditerranéen. ( "est de Sidon, « la ville riche en bronze » (mAJ^o&xo;) que viennent les objets de luxe si recherchés des Grecs ioniens. A la fois pirates et marchands, les Phéniciens courent la mer Egée : leurs « vaisseaux noirs )> sont bien connus des habitants des îles grecques , qui ne les voient pas sans défiance accoster sur leurs plages ; ils craignent ces étrangers âpres au gain, rusés, voleurs, dont le passage est fréquemment marqué par des actes de piraterie. On a souvent cité l'épisode de Y Odyssée où Eumée raconte son propre enlèvement par des Phéniciens. Ceux-ci abordent à Syros ; ils y restent toute une année à échanger leur cargaison contre les produits du pays; leur chargement terminé, ils repartent, emmenant le fils d'un des notables de l'île '. Qu'on en rapproche le récit par lequel s'ouvre l'histoire d'Hérodote : les Phéniciens débarquant à Argos, où ils étalent sur la plage des marchandises assyriennes et égyptiennes; des femmes du pays « debout autour de la poupe du navire » achetant ce qui est à leur goût ; enfin les marchands étrangers faisant une razzia d'esclaves parmi toutes ces femmes grecques, et mettant à la voile s ; on comprendra sans peine ce que peuvent être, à cette date, les rapports commerciaux des Phéniciens et des Grecs. L'Oriental représente une civilisation supérieure ; le Grec l'accueille et le redoute à la fois.
Quant au style des objets importés par le commerce chez les Grecs de l'époque homérique, il est assez difficile de le déterminer par des