‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 59 sur 280 · Cf. Klein, Zur Kypseleder Kypseîiden · texte numérisé non relu

Cf. Klein, Zur Kypseleder Kypseîiden

.'!. D'autres dates ont été proposées. Overbeck le place au plus tôt entre 77(> et 736 (GrUch. Plastik, I. .:"• d., p. 56). M. Murray, vers 700 (History of greek sculpture, I, 2« éd., p. 70). Mrs. Lncy Mitchell admet qu'il ait été exécuté avant la mort de Kypsélos (Hist. of ancient sculpture, p. 170). M. I>umont remarque qu'il est certainement antérieur à l'année 582, époque où finit la dynastie des Kypselitle-, mais il pense que l'exécution peut remonter jusqu'au septième siècle. (Céramiques d h Grh propt • . I, p. 222).

1. On a quelquefois interprété le mot x<*?a :lvec 'e sens àeface; le coffre aurait eu cinq faces, eu y comprenant le couvercle. Il parait plus probable que Pausanias parle des bandes ou des zones qui se déroulaient sur les parois du coffre.

par Athéna; enfin Planée et les Boréades chassant les Harpyies.

II. La seconde zone, de gauche à droite, offrait les sujets suivants: la Nuit, tenant dans ses bras Hypnos et Thanatos, le Sommeil et la Mort; le premier était un enfant blanc assoupi, le second un enfant noir, dormant, avec les pieds tordus' . Ensuite, la Justice châtiant l'Injustice, figurée par une femme d'une laideur repoussante, des magiciennes préparantdes philtres dans un mortier2 , Idas conduisant Marpessa, Zeus et Alcmène, Ménélas cuirassé poursuivant Hélène, l'épée nue, après la prise d'Ilion, Jason et Médée, Apollon et le chœur des Muses, Héraclès s'approchant d'Atlas, Ares enlevant Aphrodite, Pelée saisissant Thétis que défend un serpent, et les sœurs de Méduse poursuivant Persée, le meurtrier de la Gorgone.

III. Sur la zone du milieu, se déroulait un sujet unique : deux armées en présence, des soldats, les uns prêts à en venir aux mains, les autres disposés à échanger des paroles amicales. Les exégètes n'étaient pas d'accord sur le sens de cette scène ; pour les uns c'était la campagne des Etoliens contre les Eléens ; d'autres y reconnaissaient un ancêtre de Kypsélos, Mêlas, se faisant accueillir, de gré ou de force, par Alétès, roi de Corinthe.

IV. Borée enlevant Orithve, Héraclès et Géryon, Thésée et Ariadne, Achille combattant contre Memnon, Ajax et Hector, les Dioscures enlevant Hélène et zEthra, Agamemnon disputant à Coon le corps d'Iphidamas, le Jugement de Paris où figurait Artémis ailée, détail que relève avec soin Pausanias3. Plus loin, Ajax entraînant Cassandre qui s'est réfugié près de la statue d'Athéna ; Étéocle et Polynice, ce dernier guetté par la Kêr aux dents aiguës, aux ongles crochus; Dionysos, une coupe d'or à la main, couché dans un antre qu'ombragent des festons de vigne, des pommiers et des grenadiers ; telle était la suite des sujets répartis sur la quatrième zone.

1. M. Klein suppose que la Nuit tenait les enfants non pas dans ses bras, niais sur ses mains (àvÉ- '/o'jsï Tf, Z-.h% /.:ipi) et il rapproche du texte de Pausanias une monnaie de Kanlooia où l'on voit Apollon portant une petite figure de cette manière. Zur KypseU der Kypseliden, p. 73. Cf. Overbeck, Griecîi. Kunstmythologie, IV, Winztafel, III, n° 2.

2. Sur cette scène, voir Otto Kern, Jahrbuch des arch. List., III, 1888, p. 234.

3. « L' Artémis du coffre de Kypsélos est ailée, et tient de la main droite une panthère, de l'autre un lion. » Pausanias, V. 19, ."j. C'est exactement le type de 1' « Artémis persique » reproduit sur la plaque de bronze d'Olympie figurée plus haut, p. 80, fig. 45.

V. Enfin sur la dernière on voyait Ulysse et Circé couchés sur un lit, dans une grotte, tandis que des suivantes se livrent à leurs travaux; plus loin est le Centaure Chiron; Thétis, entourée du chœur des Néréides, reçoit d'Héphaistos les armes d'Achille; Nausicaa et ses femmes', montées sur des mules, se rendent au lavoir; Héraclès met les Centaures en fuite à coup de flèches.

On a beaucoup disserté sur la répartition des sujets. Couvraient-ils seulement la face antérieure du coffre ' ? Ou bien débordaient-ils sur les deux côtés latéraux, le revers restant tout uni2? Ou bien encore les zones couraient-elles sur les quatre faces du coffre 3? Cette dernière hypothèse semble la plus juste ; la description de Pausanias indique en effet qu'il tourne autour de l'ex-voto, en commençant par un des angles'. C'est aussi une question controversée que celle de la distribution des sujets dans chaque zone. Evidemment l'artiste a déjà fait preuve d'un goût prononcé pour la symétrie, pour l'alternance régulière des groupes de même nature, qui se répondent comme la strophe et l'antistrophe d'un chœur. Faut-il aller plus loin, et admettre, avec M. Klein, que les zones étaient comme découpées en métopes, et que le coffre de Kypsélos, avec ses bandes partagées en compartiments rectangulaires, son couvercle imitant le toit d'un temple, offrait un aspect architectural 5? Nous ne le croyons pas. Outre que le nombre très variable des personnages, pour chaque scène, se prêterait mal à une pareille disposition, le texte de Pausanias donne l'idée d'une composition très pleine, très serrée, où l'artiste a accumulé les personnages avec une sorte de répugnance à laisser des espaces vides. Or, c'est aussi le principe de décoration adopté par les peintres de vases du sixième siècle ; il nous suffira de citer un exemple bien connu, le vase François, où les scènes sont réparties dans des registres superposés , qui forment au-

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