‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 105 sur 380 · Pausauias, III, is · texte numérisé non relu

Pausauias, III, is

■'. Un critique a <jtù plus luiu, et admis rexistence d'un Scopas l'ancien qui aurait été le père d'Aristandros : Klein, Arch. ej>i</r. Milthcil. ans Œsleneich, IV, p. 22. Cette hypothèse a été réfutée par Brunn (Sitzuiiysbericktc der bayer, Akaéemie, 1880, p. 4ôG et suivantes.

S. Pline, Nat. Hist., 34, 49. Urliclis (S/:oj>as, p. 5 et suiv.) a douné la meilleure interprétation de la date de Pline.

SCl'LrTUKE tiUEt'vl'E. — T. II. 30

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et de le suivre dans les pays où l'entraîne sou liiiuieur voyageui^e. Tout jeune encore il a dû émigrer avec son pore dans le Péloponnèse, et débuter sous sa direction. Sa réputation est déjà établie, quand les Tégéates lui confient des travaux importants. Athènes l'attire bientôt et le retient; enfin l'Asie Mineure ouvre un vaste champ à l'activité du maître glorieux qui a pu vieillir sans que son robuste génie ait subi des défaillances. Certes nous convenons volontiers que la part faite à l'hypotlièse reste encore trop large; mais faute d'indices plus sûrs, nous ne pouvons trouver de meilleure méthode pour grouper dans un ordre satisfaisant les œuvres de Scopas.

Il faut sans doute attribuer à sa période de jeunesse la statue de bronze de l'Aphrodite Paudémos qu'on voyait à Elis, dans le téménos du temple d'Aphrodite Ourania. La statue honorée dans la cella était l'oeuvre de Phidias ; celle de Scopas se dressait sur un soubassement (-cp-fl-tç) voisin du mur d'enceinte '. C'est, on le sait, un des thèmes favoris de la philosophie platonicienne d'opposer l'Aphrodite Pandémos à l'Ajjhrodite Ourania, l'amour vulgaire à l'amour divin -. Mais gardons-nous de croire que Scopas se fût insi)iré d'une pure conception philosophique, et que son oeuvre rentrât dans le domaine de l'allégorie. L'épithète de Pandémos, attribuée à Aphrodite, était consacrée par la religion, et nous savons que sous ce nom elle avait un tulle à Athènes. Ce culte avait sans doute passé d'Asie en Grèce ; les anciennes images de la Pandémos étaient celles de l'Aphrodite debout sur un bouc (i-tToayia), dans l'attitude que l'art oriental prêtait par exemple à la déesse syrienne Qadesch, représentée debout sur un lion passaut '. Le bouc était l'attribut d'Aphrodite, au même titre que le lièvre et la colombe. Assurément Scopas ne s'en était pas tenu à ce vieux type oriental , depuis longtemps suranné, et évincé par l'image plus gracieuse de la déesse assise sur le bouc. Les monnaies d'Elis, qui re-

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