‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 109 sur 380 · Antile Dcnkmœler, I, pi. 35, n»» 4-5, et · texte numérisé non relu

Antile Dcnkmœler, I, pi. 35, n»» 4-5, et

3. Voir les justes remarques de M. Treu, MUthell. Alluii, VI, p. 405 et suivantes, et de SI. Botho Graef, Jioem. Millheilungeii, TV, 1889, p. 210. M. Furtwaengler fait aussi ressortir l'influence du style de Polyclète sur la première manière de Scopas qu'il reconnaît dans plusieurs statues : un Héraclès jeune de la Collection Lansdowne (p. 51G, fig. 92), une sUtnette d'Asclépios de Karlsruhe (p. 520, fig. 95) et l'Hennès du Palatin (p. 522, fig. 9C). Mais ces hypothèses n'entraînent pas la certitude (.l/ciVtencerke, p. 523).

SCOPAS. 239

TiiL'Tin'c's niioiiyiiics. Or, on trouve, ciuirscs dans les princiiiaux musées

Fig. 118. — Tête cascjuce, piovenaut d'uu fronton du temple d'Athén.i Aléa, à Tégée. (Athènes, Musée central.)

d'Europe, de iiomlireuses répliques d'une tête d'Héraclès jeune, qui, en dépit des variantes, dérivent plus ou moins directement d'un original

Fig. 119. — Tête de jeune homme, [irovenant d'un ironton du temple d'Athena Aléa, à Tégée. (Athènes, Musée central.)

couimuii. Deux des spécimens les plus remarquables, un buste du British Muséum en forme d'iiermès, trouvé à Gensauo (fig. 120), un autre

LE i.iUATBIEME SIECLE.

conservé au musée du Capitule, offrent le iiiêuie type; un troisième, trouvé eu 187(i sur le Quiriual, n'en diffère que par la pose de la tète'. Héraclès est représenté imberhe, la tète ceinte d'une couronne de feuilles de peuplier blanc, attachée par une large bandelette dont les bouts tiuttent sur le cou. Un examen attentif permet de reconnaître ici les mêmes caractères que dans les têtes de Tégée : la structure solide, l'expression passionnée, la bouche entr'ouverte, le regard rêveur et profond des yeux noyés d'ombre sous la saillie de l'arcade sourcilière. Le rapprochement prend plus de valeur encore si nous pouvons désigner l'original , à coup sûr très célèbre, d'où procèdent toutes ces répliques. N'est-ce pas une des (ouvres péloponnésieunes de Scopas, la statue d'Héraclès exécutée pour le gymnase de Sicyone, et dont uuus reconnaissons le type i.-i ,,n T.. A-tj- 1- ■ . ■ X r. imberbe et juvénile sur

1*1;;. 120. — Icte a Héraclès jeune, trouvée a Gensiino. •'

( Biitish Muséum. ) les mouiiaies sicyoniennes

de l'époque impériale'?

Aucun témoignage formel ne nous permet d'aftirmer qu'après ses

travaux du Péloponnèse, Scopas ait séjourné en Attique. Pourtant à

défaut il'une certitude absolue, bien des faits nous autorisent à le

1. Le buàte du Brilish Muséum a été étudié \x\.r M. Wolteis, ijui lu i-.iuaclu.- à Itcolu de Pra.\itile. (Jahibiictt (Us arcli. Tnst., I, pi. V, n" 2, p. ;") I). Dans un intéressant article, M. Botlio Gnief a dressé lu liste de» répliques, et reproduit les bustes du Capitole et du Quirinal. (A'otwi. Milthtil., IV, ISSli, p. 183 et 8uiv. pi. VIII (Buste du Capitole), pi. IX (Buste du Quirinal). Les conclusions de M. Botlio Gr.icf, qui attribue il Scopas la création de ce type, nous paraissent très fondées. Cf. S. Reiiiacb, Gazette Jts JimiuAHi, 1890, t. 111, a» période, p. 310.

2. Honuuics sicyoniennes frappées sous Gela. Juunialof Ikllai. StuJUs, VI, p. 70, pi. LUI, u' 11.

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croire. D'abord la série de ses œuvres qui se trouvaient soit ;\ Athènes, soit à Rliainnonte, soit dans les régions voisines de l'Attique, en Mégaride et eu lîéotie. Ajoutez qu'au moment où l'on place le début de la période attique de Scopas, vers 380 ', Athènes a reconquis, avec sa prospérité matérielle, cette puissance de séduction qui, au cinquième siècle, y avait attiré tant de sculpteurs insulaires. Et fautil oublier que les collaborateurs de Scopas au Mausolée seront des Attiqucs : Timothéos, que nous avons déjà vu travailler à Épidaure ; Bryaxis, Léocha'rès, qui ii cette date, fondent déjà leur réputation naissante à côté de Praxitèle? Enfin le maître de Paros semble dès lors renoncer au travail du bronze, et se vouer à la sculpture en marbre qui a fait la gloire de l'école attique. Tout cela nous invite à penser que Scopas, déjà célèbre, est attiré par le prestige d'Athènes ; et peut-être dans cette ville toute pleine des chefs-d'œuvre du cinquième siècle, son talent va-t-il encore gagner en force et en souplesse.

Il est désespérant de ne connaître que par des textes, quelquesuns peu concluants, les œuvres appartenant à cette nouvelle période. Ainsi, que savons-nous des deux Erinnyes exécutées pour le temple des SEiy.vai près de l'Acropole? Fort peu de chose en vérité : elles étaient en marbre de Paros, et se trouvaient placées de chaque côté d'une Erinnye signée par Calamis. Scopas avait adouci l'ancien type terrible de l'Érinnye, à la chevelure hérissée de serpents, tel que le décrivait Eschyle". Sur la foi de Pline', on doit lui attribuer une Hestia assise qu'on voyait à Rome, dans les jardins de Servilius, trônant entre deux candélabres, sculptés, disait-on, par Scopas; le môme écrivain signale également des Canéphores, sans doute acquises eu Grèce par Asinius Polliou, et disposées dans l'atrium du somptueux édifice construit par lui siir l'Aventin. Un Hermès, connu par une épigramme de l'Anthologie, peut avoir été exécuté à Athènes, si l'on tient compte de la nature du sujet ''. De même, nous rapportons volontiers à cette période une des œuvres les plus vantées du maître, i la Bacchante dé-

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