‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 110 sur 380 · Pline, A^at. HisL · texte numérisé non relu

Pline, A^at. HisL

4. Anthologie gr., IV, Ifiô, 2.B.3. M. Wernicke le rapproche d'un J.-inns rapportt' d'Egypte par Auguste et plus tard revêtu de dorure par l'ordre de Néron. Jahrbiirh des airh. Imt., V, 1890, p. 14S.

SCULPTURE liRECQUE. — T. II. 31

242 LE QUATP.ÎEME SIECLE.

cliivant un clievreau (/-.aaipow/oç) célébrée par les poc'tes de l'Anthologie : '(. Qu'est celle-ci? Une Bacchante. Qui l'a sculptée? Scopas. Qui l'a agitée de cette folio furieuse? Bacchus ou Scopas? Scopas '. » Une longue et verbeuse description de Callistrate nous apprend que la statue était en marbre de Paros. La Bacchante laissait flotter au vent sa chevelure dénouée; le travail du ciseau en imitait avec une rare vérité l'opulente floraison. Pareille aux Ménades qui célébraient les orgies de Cithéron, elle tenait une victime, un chevreau mis en pièces, dont les chairs livides avaient l'aspect froid des choses mortes ". i^es phrases ampoulées de l'écrivain grec nous laissent deviner une leuvre pleine de vie et de passion, ovi le sculpteur avait fait passer toute l'ivresse d'un délire inystique. Mais où retrouver le reflet, mt'ine affaibli, du chef-d'onivre de Scopas? On a .souvent cédé à la tentation d'en chercher une copie fidèle dans une figure bien souvent reproduite par les bas-reliefs de la nouvelle école attique, pendant les deux derniers siècles de notre ère. Le vase de So.sibios au musée du Louvre, une base sculptée du musée Chiaramonti, au Vatican, montrent en effet un chœur de Bacchantes dont l'une a pu passer pour une imitation de la statue de Scopas '. (''est celle-là même que reproduit encore une plaque de marbre trouvée en 187.J sur l'Esquilin^ : elle s'avance, le corps renversé, la tête penchée en avant, tenant d'une main un (piartier de chevreau, et de l'autre agitant un couteau. Il faut aujourd'hui renoncer ù établir un pareil rapprochement. Ij'auteur d'un travail approfondi sur la ijlacjue de l'Esquilin, M. A\'^inter, a démontré qu'entre r(euvre de Scopas et le type de la Bacchante, le seul rapport réside dans la communauté du sujet. Avant Scopas, au cinquième siècle, l'art attique avait déjà traité le motif du chœur des Bacchantes en délire ; la ligure si connue appartenait à une composition d'ensemble, sans doute un bas-relief, teuvre d'un contemporain d'Alcamènes et de (Jallimaque, et c'est là ([u'il faut clienhcr le

1. Anlhcâoiiie grecque, I, "'1, 76. Cf. III, 57, :t, épiginimne de GLiiicoRirAUiène?.

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