‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 111 sur 380 · Callistrate, Slal · texte numérisé non relu

Callistrate, Slal

3. Ces bas-reliefs et leurs répliques sont énnmérés dans l'ouvrage île JI. Il.inser. Xcti-alt'mhe Ileliefi.

4. Winter, Veherehi Vnrhihl neii-atlisclier Helie/g, r,V' l'ni/iamm .riim Wlnrkehmiinis/islr. Berlin, IS90, p. 97-121, pi. I.

SCOPAR, 243

prototy[)c dos bas-reliefs néo-attiques '. Que Scopas l'ait connue, cela est probable : il lui reste tout au moins l'honneur d'avoir traduit avec une singulière maîtrise, dans une statue isolée, le type de la Bao chante au chevreau.

Les œuvres de Scopas étaient, ou l'a vu, fort i^'oûtées des Knniains. Lorsque, après la victoire d'Actiuni, Auguste construisit sur le Palatin un temple d'Apollon, il y consacra, comme statue de culte, un Apolkm du maître parien, sans doute enlevé à quelque ville grecque". Comme l'Apollon Palatin est aussi qualifiée de k Phamnusien' )>, il est fort probable que la ville ainsi dépouillée était Rhamnonte eu Attique, et que Scopas avait exécuté la statue pour le temple de Némésis. On connaît les vers où Properce décrit rapidement l'Apollon du Palatin, vêtu de la longue robe du citharède, chantant, et s'accompagnant de la cithare ''. Or tel est bien le type que reproduisent les monnaies de Néron où l'on voit Apollon s'avançant d'un air inspiré, tenant la cithare, la tête un peu renversée (fig. 121) '. Fig. 121. — ApoUon citha-

, ^ , . . -lui ri-'de. Monnaie de Néron.

Devons-nous reconnaiti'e ici une copie de 1 A-

pollon de Scopas, ou seulement un souvenir des statues où Néron

s'était fait représenter en costume de citharède '^ ? Cette seconde hypo-

1. Winter, art. c.ilC: il. Wiiiter a rapproché la plaque de l'Esquilin (pi. 1) de quatre autres plaques conservées au musée royal de Madrid (pi. II et III). Suivant lui, ces plaques proviennent d'une même base ronde, où était représenté le chœur des Ménades. Ce serait là l'original attique, exécuté vers le milieu du cinquième siècle, d'où procéderaient les répliques néo-attiques. Peut-être La date fixée par M. Winter doit-elle être abaissée; mais le fait que le type de la Bacchante au chevreau est antérieur à Scopas, reste démontré. Le sujet du chœur des Bacchantes est d'ailleurs traité par la peinture céramique vers le temps de la guerre du Péloponnèse. Voir le lécythe du Louvre publié par M. Pottier, Monuments grecs, 17-18, 1889-1890, pi. 9 et 10.

•J. Pline, Xat. IIist.,36, 25.

?. Dans le Curiosmn Vrbis Jioniae. Urlichs, Sl-opti.^j p. t>7.

Page 1