‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 122 sur 380 · Pausanias, I · texte numérisé non relu

Pausanias, I

3. Imhoof Blumer et Percy Ciardner, Nnmismatic commentanj on rausaiiias. pi. A, X, FF, I, II, et p. 7. Overbeck, Griccli. Kanstmi/tJwloi/ie, Ilï, Mûnztafel Y, n" 3.

sout juxtaposées, suivaut l'aucieune méthode, et rArtémis du groupe, qui ramène la main droite vers l'épaule, nous a peut-être été conservée par une copie, nous voulons parler de l'Arténiis de Dresde, dont on connaît plusieurs répliques '.

Nous placerions volontiers vers la même époque, au temps de l'activité de Praxitèle dans le Péloponnèse, la statue de culte du Létôon d'Argos" . Latoue était grou])ée avec une petite figure féminine qu'au temps de Pausanias on appelait Chloris, et où l'on reconnaissait une fille de Niohé. Si l'on se reporte aux monnaies d'Argos qui reproduisent la statue de Praxitèle (fig. 130) '', on voit que cette figure accessoire était sans doute une statuette de style arcliaïsant, sur laquelle s'appuyait le bras gauche de la déesse, et il est intéressant de retrouver le même procédé de groupement dans une statue du Musée de Vienne '. C'est une élégante figure d'Artémis drapée, accoudée sur une petite idole archaïque, et Fig. 13(1. — L.itoueet dout l'original parait remonter au temps de Praxichioris. ^^^Y^J Enfin nous connaissons encore iiar un document

Monnaie d Argos.

numismatique la Tyché exécutée pour Mégare '. Une monnaie de Mégare montre la déesse debout, tenant la corne d'abondance et la patère. Là aussi, Praxitèle avait pu s'inspirer dune œuvre antérieure, car un contemporain de son père, Xénophou d'Athènes, avait fait pour Thèbes une Tyché portant Ploutos. En tout cas, le type de la figure drapée, l'esprit de l'allégorie, nous ramènent bien à cette période de 370 à 360 environ, où Képhisodote exécute son Eiréné, et qui est celle des premières œuvres de Praxitèle.

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