‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 158 sur 380 · I-ES COr,LAROI!ATKUIi,S D K SCOPAS. ;ii!i · texte numérisé non relu

I-ES COr,LAROI!ATKUIi,S D K SCOPAS. ;ii!i

au compte d'un copiste, s'inspiraut librement du modèle. La réplique la plus voisine de l'original serait une tête en marbre du musée de Bâle, achetée à Rome par le sculpteur Steinliaeuser, morceau d'une belle facture, où la lierté impérieuse de l'expression est rendue avec beaucoup d'énergie , mais où la chevelure est traitée plus simplement '. Pourtant rien n'empêche d'admettre que ce type de coifïure ait été connu des maîtres du (piatrième siècle; on l'observe sur des monnaies d'Amphipolis, frappées avant 35.S', et d'ailleurs un contemporain de Praxitèle ne pouvait-il pas s'inspirer des raftinemeuts introduits par le grand maître attique dans l'exécution de la chevelure? En réalité, la tête Steiuhaeuserest beaucoup plutôt une copie grecque, librement faite, et c'est dans la copie romaine du Vatican qu'il convient de chercher les caractères essentiels de l'original.

Nous n'entreprendrons pas de reviser les jugements très contradictoires formulés par la critique moderne sur l'Apollon du Belvédère. Louée à l'excès, dénigrée injustement, cette statue fameuse a été la victime de théories esthétiques trop générales ; elle ne mérite ni les éloges lyriques de Winckelmaun, ni les dédains provoqués par une admiration exagérée. Replaçons-la à sa date, à son rang historique : elle est l'œuvre d'un maître qu'on cite avec honneur à côté de Praxitèle et de Scopas; nuvre d'un grand style, d'une irréprochable pureté de lignes, d'une élégance savante et pondérée, d'un rythme singulièrement harmonieux. Qu'on y relève une certaine tendance à allonger les proportions, une recherche un peu efféminée dans la coiffure, une sorte de correction académique, nous n'y contredirons pas. Tel paraît avoir été le caractère des oeuvres de Léocharès, car un texte ancien nous permet de le considérer comme un maître soigneux, raffiné, épris de toutes les élégances de la forme ■'.

Entre l'Apollon du Belvédère et la célèbre statue du Louvre connue sous le nom de « Diane de Versailles » (fig. 162), on a depuis longtemps

1. .Uvn. hir.IUI, VIII, pi. 39, 10. KekiikS Air!,. Z.-itnmj, 1878, pi. i. M. Wiuter pense que la tète Steiiibaeuser nous l'ouinit la copie la plus lidèle. M. Furtwaengler noua semble être dans le vrai eu la considérant comme une copie un peu arrangée.

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