‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 157 sur 380 · Stephanij.lyjo/ioii Uoeilromius, Pétersbourg · texte numérisé non relu

Stephanij.lyjo/ioii Uoeilromius, Pétersbourg

3. Nou-s n'énumérerons i>a.s tous les mémoires qui ont été consacrés à discuter la nature de ce fragment. On trouvera la bibliogi'aiihie de la question d-ins Overbeck, Gritch. Kuiislm;/lliolni/ic, III, A/mlloié, p. 248, 1887. L'Intérêt de ces polémiques est aujourd'hui tout ù fait épuisé.

■I. Suivant M. Hoffmann (Ilerm-Apollo StrogaHof, ifarbourg 1880) le br.is avec le morceau d'égide u'a|iparllent pas ù la statuette. Cf. Winter, Jahrb. tiet iirch. Jnst., VII, ISO'J, p. Ifi.'i, Dey Apoll roii Bel-

, Vatican.)

?,1S LE Ql'ATRIÉME SIECLE.

mont, et aflirme que les caractères techniques accusent une origine moderne'. Il faut donc écarter un témoignage suspect, et demander à la statue du Vatican la solution du problème.

Pour l'attribut de la main gauche, Moiitorsoli avait vu juste. On ne comprendrait jjas le carquois suspendu aux épaules, si le dieu n'avait tenu l'arc. Quant à la main droite, on doit en supprimer le geste prétentieux, l'imaginer plus tombante, et y rei)lacer le rameau de laurier dont les feuilles sont encore visibles sur le tronc d'arbre de soutien ajouté par le copiste qui a traduit en marbre le bronze original. ( 'é rameau, c'est l'emblème de la purification; c'est, nous l'avons vu, l'attribut que portait l'Apollon Alexi'kakos de Calamis, consacré dans le temple d'Apollon Pronaos, au Céramique d'Athènes. Or, Léocharès avait exécuté pour le même temple une statue d'Apollon ; est-il téméraire de croire qu'il avait repris, en se conformant au goût de son temps, l'ancien type du dieu, tenant l'arc et le rameau, tel qu'on le voit figuré sur des monnaies archaïi|ues ■? L'hypothèse prend plus de force encore si l'on compare la statue du Belvédère au Ganymède du Vatican. Cette symétrie contrariée dans la pose des bras et des jambes, ce mouvement de la draperie, ce travail i)0ussé de la chevelure flottante se retrouvent dans le Ganymède, comme l'a remarqué i\I. Winter, et l'Hermès de Praxitèle nous a montré la môme importance donnée au relief des sandales, véritable travail de ciselure qui fait valoir l'exécution caressée des chairs. Considérez l'ensemble de la statue , la tenue générale du style : vous n'y relèverez rien qui ne soit conforme aux habitudes d'art du quatrième siècle. Reste, il est vrai, la forme de la coiffure , (jui pourrait indiquer une date postérieure. Cet agencement compliqué de la chevelure bouclée , ondulée, frisant sur le cou, ramassée sur le sommet de la tête en un large nœud, a souvent été invoqué comme un argument pour reporter à l'époque hellénisti(pie l'original de la statue; tout au moins on a pu le mettre

veJere. Dans cet important .irticle, M. Winter développe avec une grande sag-acité les raisons qui lui font attribuer h Léocharès l'original de la stitue du Vatican.

1. Furtwaengler, Meitterweileder griech. Plasiik; p. 660 et suivantes. M. Furtwaengler consacre h la statue du Belvédère une étude très pénétrante, qui confirme les conclusions de M. Winter. îCous ne faisons ici que résumer les recherches des deux critiques.

2. OTerljcck. Apdlon, Mûmia/el, 3, Ïr2. Furtwaengler, Ueiaterwtrkt , p. CCS, note 1.

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