Miiseo Borhouico, I, pi
Comparetti et de Petm, La rilla Ercolnnese, pi. 18, 2, p. 277.
Arndt-Bruckmanii, n"^* 110.
117, 118. Cf. un hermès du C.ipitole, Helbig-Toutain, I, n" 28i!. Arndt-Bi-uckmanu. n° 110.
rig. 178. — Sophocle. Statue en marbre. (Rome, Musée du Latran.)
se manifeste ainsi au quatrième siècle ne fera que s'accuser plus tard avec plus de force. La vogue de ce qu'on peut appeler « le portrait littéraire » ira croissant. Sous les successeurs d'Alexandre, l'école attique se fera comme une spécialité en multipliant les images des grands écrivains d'Athènes dont les bustes et les statues iront orner les palais des princes macédoniens, la bibliothèque des rois de Pergame, les salles du Musée d'Alexandrie. Est-il besoin d'ajouter que nos usages modernes nous aident singulièrement à comprendre cette active production de statues-portraits? Et quand, après Lysippe, l'évolution réaliste aura produit toutes ses conséquences, nous retrouverons dans le style du portrait toutes les acceptions familières à notre art contemporain.
Les sculpteurs qui travaillent à Athènes ne sont pas tous des Attiques. Ainsi Sthennis est originaire d'Olynthe, mais il est fort possible qu'il ait reçu le droit de cité à Athènes ' . Il s'associe avec Léocharès pour exécuter les portraits d'une famille athénienne ". Ses « femmes pleurant » appartiennent sans doute à une catégorie de sculptures que nous signalerons plus loin, celle des statues funéraires ; elles devaient orner des tombeaux attiques. Une Déméter, un Zens et une Athéua, avaient été transportés à Rome, comme la statue d'Autolycos, le fondateur de Sinope, que Lucullus enleva à cette ville. Sthennis signe également des statues d'athlètes, celles de Pyttalos, de Choirilos, vainqueurs à Olympie.
Dans le mouvement d'art auquel contribuent tant d'artistes de renommée inégale, le Corinthien Euphranor tient une place importante •'. Il est à la fois peintre et sculpteur, et chef d'école à ce double titre, car les peintres Charmantidès, Léonidas, Antidotos sont ses élèves, tandis que sou fils, le sculpteur Sostratos, qui travaille à Athènes vers la fin du quatrième siècle, continue sa tradition. De son oeuvre de peintre, les textes nous font connaître les grandes fresques exécutées pour la décoration du Portique Royal à Athènes *. C'était d'abord le
1. Voir pour 163 textes, Overbeck, Schri/lqiiellai, 1343-1349.