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plusieurs tOtes coiffées du boiiuet plirygieu coiiseivoes dans différents musées. Kiitiii l'Apollon Patrôos se retrouverait dans le soi-disant Adonis du Vatican, un jeune lioninie aux cheveux bouclés, restitué mal à propos avec un javelot dans la main gauche, et dont l'attitude détermine un rythme de lignes cher à l'école argienne '. Aucune de ces hypothèses n'entraîne la certitude; elles ont au moins l'avantage de grouper une série de monuments qui paraissent relever de la tradition d'art suivie par Euphranor. Les textes en effet nous autorisent à voir dans le niaitrc corinthien un élève des Argiens, épris comme eux de la perfection minutieuse du style ', et préoccupé de l'étude méthodique des proportions, de la symétrie, dont il résume les règles dans un traité. Pline emprunte à une source grecque une remarque assez caractéristique. Euphranor, dit-il, fait les têtes et les membres trop forts, le corps trop court : ce qui signifie apparemment qu'il suit encore les principes de l'ancien canon argieu, bientôt supplanté par celui de J^ysippe. 11 personnitie donc pour nous cette école argienne conservatrice, respectueuse du passé, (jue Lysippe va bientôt engager dans des voies nouvelles.
Au nord de l'Attique, la Béotio a une courte floraison d'art, aussi éphémère que l'hégémonie un moment conquise par Thèbes, grâce à l'habile politique d'Epaminoudas. Thèbes voit se former une brillante école de peinture, (jue représentent avec éclat Aristaeos, Nikomakhos et Aristeidès ; elle est aussi le centre d'une école de bronziers, dont ou entrevoit l'affinité avec les écoles jjéloponnésiennes. Toutefois, parmi les sculpteurs thébains, aucun ne se hausse jusqu'à une renommée comparable à celle des grands maîtres attiques. Les plus connus sont deux fondeurs, Hypatodoros et Aristogiton, qui exécutent pour les Argiens un groupe de bronze consacré à Delphes, en souvenir d'une victoire remportée à Œnoé par les troupes d'Argos et les auxiliaires athéniens, pendant la guerre de Corinthe (o9i-386). Le groupe représentait'<.( les Sept » c'est-à-dire Polynice et les chefs alliés qui avaient combattu contre Thèbes ; il se dressait à l'extrémité sud de la voie