AU. (irahielitfs, \A. XL, n
LA SCULPTriîK IiECOHATIVE EN ATTIQUE.
tiiiv (fig. 190). Ce soldat casqué et cuirassé, qui semble marcher au combat, bouclier au bras, manteau flottant, est un morceau d'une belle allure, et l'on voit i\ quel point l'artiste a su rajeunir un thème très an-
Fig. IW. — Fragment de la stèle d'Aristonautè?. (Athènes, Musée ceutral.)
cien, l'image du mort représenté en costume de guerre. L'analogie avec les types traités par la statuaire apparaît plus étroite encore et plus concluante si l'on considère une grande stèle du musée d'Athènes, découverte dans le lit de l'Ilissus. Le mort est un jeune homme
1. Cavvadias, Catalogue, n" 738. JI. Wolters y voit un original de la main de Scopas, iJilthcU. Alhen,
xvin, p. «.
SCUI.rTDRE CRECyCE, — T. II. ■18
37« LE Ql'ATlîIEME SIECLE.
aux foniies atlilétiques, représenté comme im héros, uu, la massue à la main, assis légèrement contre un cippe, sur les degrés duquel sommeille un petit esclave ; son chien flaire le sol à côté de lui. En face, son vieux père, appuyé sur uu hâton, le regarde avec tristesse '. Cette belle fi-
Fig. 197. — Stèle de Piokleidis et Pioklès. (Athènes. Musée central.)
gure de jeune héros offre une parenté évidente avec certaines n^uvres où l'on s'accorde à reconnaître le stvle de Scopas, avec le Méléagre du Vatican, avec une statue d'Héraclès de la collection Laiisdowne, co[)ie d'un original attique du quatrième siècle '. Et peut-être est-ce un