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LA SCULPTURE DÉCORATIVE EN ATTIQUE

('lève du grand sculpteur qui a créé cette composition, reproduite à plusieurs rejirises par les sculpteurs de stèles. Ailleurs, sous l'influence du style nouveau qui iirévaut dans le })ortrait, un réalisme atténué s'insinue dans les bas-reliefs funéraires, et donne aux figures un accent de vérité plus accusé. On peut citer comme exemple la stèle du musée d'Athènes qui décorait le tombeau de famille de Prokleidès (fig. 197)'. Un liomme âgé, Prokleidès, occupe la partie gauche du premier plan , tandis que sa femme Archippé se lient debout derrière lui. Un peu affaissé sui son siège, dans une attitude pleine de naturel, il échange la poignée de ni. un d'adieu avec son fils Proklès, reAcfn de la cuirasse, l'épée au côté. Si la tête du vieillard offre déjà un type moins conventionnel que d'habitude, celle du jeune homme paraît être un portrait. Ce visage de soldat à la barbe courte , aux joues amaigries et comme creusées par les fatigues d'une dure campagne, au front sillonné de plis profonds, a un caractère individuel fortement marqué.

Il semble que le sculpteur se soit inspiré de la manière de Silanion, et ait suivi le maître attique dans l'évolution de style dont il est un des principaux promoteurs ".

Les stèles et les vases sculptés, lécythes ou loutrophores, ne sont pas les seules formes adoptées pour la décoration des tombeaux. Tout nous porte à croire qne la statuaire concourait aussi à orner les sépultures les plus riches, et que l'usage des statues funéraires, connu dès

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198. — Pleureuse, statue en marbre, trouvée en Attique. (Musée de Berlin.)

1, Att.Grabreliefs, pi. CXL, p. 154, n» 71S.

•2. Cf. Winter, Jahrbuch des arch. Inst., 1891, p. 153, lli7.

le sixiciiic siècle, n'est pas abaiulouiu'' '. rour le ciiiqnièiiie siècle, la soi-disant Pénélope du Vatican, et plusieurs peintures de lécytlies blancs attiques en attestent la persistance '. Les textes y font plus d'une allusion. Pausanias signale près du Dipylon une statue de soldat debout auprès de son cheval, qui formait le couronnement (ÈTCt'Jr.aa) d'un tombeau '. C'était l'ceiivre de Praxitèle, et sans doute de Praxitèle l'ancien. Il est très vraisemblable que « la femme pleurant » (.//(-//.s ma-

Fig. ion. — Pleureuses. Métope sculiitée, trouvée i Athènes.

trôna) de Praxitèle le jeune, et les statues de Stliennis désignées par Pline sous le même nom, étaient également des statues funéraires, enlevées à des tombeaux attiques, et transportées à Pome '. Enfin des épigrammes de l'Anthologie décrivent des statues de jeunes filles, de personnages divers, dont la destination funéraire est incontestable ". Pieu (jue les monuments de cette nature ne puissent pas être tou-

1. Noua rappellerons les statues de femmes de la nécropole de Milet (t. I, p. 178) le cavalier de ^'ari. Cf. Fnrtwaenglcr, Coll. Saboim//) fntroJ., p. 5a.

2. Les documents céramiques ont été réunis par K. Weissliiiupl, Adische Gialislatueu, Eranos Vindoionensls, p. 48.

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