‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 187 sur 380 · R. Weiâshiiupl, Kranos ViudoboHtnaii , p · texte numérisé non relu

R. Weiâshiiupl, Kranos ViudoboHtnaii , p

2. Catal. o/sculpl. BrUUli Muséum, I, n°*6%i>.Journul. of JhlUn. StuJks, VI, p. 32, pi. C. Cf. le taureau encore en place auprès d'Haghia Trias, Briickncr, Ornam. und Form dtr ail. GrabsUlen, p. 35.

3. 8.-ilina.8, Mon. sqiolcrali fcoperli presto la Chiesa thila .S. TriniUi, 18G3, p. 27. pi. IV, fig. L. A rapprocher du chien sculpté en relief sur la stèle d'Eutamia. Ml. i: rabnlir/s , pi. XXVIII.

LA SCULPTT'RF. DKCOIÎATTVR EN ATTIQCR, 385

ailo])t(' comme emblème pour la décoration des tombeaux; il nous sultira de rappeler la lionne du tombeau de Ménékratès, ji Corfou '. On le retrouve fréquemment sur les stMes attiques, tantôt comme une allusion <\ la vaillance du mort, tantôt avec le rôle évident de gardien du tombeau '". Il est très naturel ipie ce type soit clioisi, de préférence à tout autre, pour décorer les tombes collectives, les pnhjdndria, où l'Etat donne une sépulture conmauue aux soldats morts devant l'ennemi. Nous possédons sans doute le couronnement d'un de ces tombeaux publics, grâce à la découverte de M. Newton qui a rapporté, au British-Museum un superbe lion colossal en marbre, trouvé à Cnide (fig. 203) '. Suivant une hypothèse très plausible du savant anglais, ce lion couché, redressant son énorme tète à la gueule entr'ouverte, aurait décoré le polyanJnon élevé à Cnide, en l'honneur des Athéniens tués à la bataille de 394, gagnée par Conon. Et peut-être le lion rapporté du Pirée par les Vénitiens, et placé à la porte de l'arsenal de Venise, a-t-il été érigé en Atti(iue pour rappeler le même fait d'armes. Le lion de Cnide est le plus beau spécimen de ces figures décoratives qui couronnaient des tombeaux publics; mais nous devons au moins mentionner le lion trouvé en Béotie, près de Chéronée, sur l'ancienne route qui conduisait vers Lébadée '. En l'état actuel, il ne saurait être étudié comme une œuvre d'art ; pourtant ce lion nmtilé prend une singulière valeur historique si l'on songe qu'il décorait le -poliiandrlon des Thébains morts à Chéronée ''. Aucune inscription, dit Pausanias, n'était gravée sur cette tombe muette. Mais le passant comprenait assez l'éloquence d'un symbole dont notre art moderne s'est plus d'une fois emparé avec le même sentiment, pour personnifier l'énergie de la défense, et la fidélité à la patrie vaincue.

Page 1