‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 186 sur 380 · Wolters, iUltheil. Athen, XVIII, 1S93, p. 1-G, pi · texte numérisé non relu

Wolters, iUltheil. Athen, XVIII, 1S93, p. 1-G, pi

avec les la main

figures sculptc'os sur les stèles (fig. 200) '. MCme geste de ramenée vers la tête [inclinée, et touchant le bord du manteau ; mêmes formes pleines, qui parfois, dans les stèles, vont jusqu'à la lourdeur.

Nous avons certainement sous les yeux un t}]ie de statue funéraire attique du quatrième siècle :

c'est le commentaire le plus sûr des textes qui signalent ces (( femmes affligées y> dont nous avons parlé plus haut. Il faut sans doute attribuer i\ la même époque les prototypes de ces groupes fiméraires représentant un couple de iléfunts, le mort liéroïsé sous les traits I l'un Hermès, la morte voilée comme ilans la statue du Louvre.

.\u ])remier rang, il

1. Aucienne collection Oamjinna. La figure est gravéedans les Berichte lUr siielis. Gesellscl(u/l,\M\,p\. V, b-e, où Overbcck l'interprète comme une Pénélope. M. Furt«-aengler en a reconnu le véritable sens. Cuil.

Sabourof, I, notice îles pi. XVI, (Musée central d'Athènes.) XVI, XVII.

LA SCULPTURE DÉCORATIVE EN ATTH^UE. 38:t

convient de citer les deux statues plus grandes que nature trouvées à Aiidros auprès d'un tombeau et conservées au musée central d'Athènes '. Le défunt est représenté comme un Hermès, debout auprès d'un tronc d'arbre, autour duquel s'enroule le serpent, symbole de i'héroïsatiou (fig. 201}. On n'bésite guère à y reconnaître le souvenir de l'Hermès de Praxitèle, avec des caractères de style qui dénoncent l'inlluence de Lysippe, et ainsi la statue d'Andros prend assez bien sa place dans les dernières années du quatrième siècle. Pour le type de la figure féminine drapée, découverte en même temps, c'est un de ceux qui feront dans Tart gréco romain la plus brillante fortune; on le reconnaît dans un autre groupe funéraire de tiavail gréco - romain , provenant d'^giou,et où le mort est encore figuré comme un Hermès '. Le type de *'sla fennne drapée

dans son manteau, le bras droit replié sur la poitrine est si nettement arrêté dans ses traits essentiels, ([u'il reparaît avec une fréquence singulière. Pour ne citer que deux exemjjles, une statue de femme trouvée à Hcrculanum, une statue du Louvre, provenant de la nécropole de Cyrèue sont des répliques aljsolument fidèles de la statue d'^Egion. Tout nous porte à croire que l'art du quatrième siècle a créé ce type féminin, destiné à une longue survivance '.

Une énuniération complète des tyi)es de la statuaire funéraire devrait comprendre les figures allégoriques , ou les représentations d'animaux sculptées en ronde bosse sur le tombeau. Tantôt c'est une sirène

1. CaTvadias, C'atal., n» 218, 219. Cf. les remarques de Koerte, qui y voit une œuvre datant du troisième siècle ou de la fiu du quatrième. MHtheH.Athen, III, p. 101.

2. Koerte,J/i«Aei7. .I«/ie», m, p. 25, pi. V-VI. Cavvadias, Ca<a/oy!(c, u"» 241-212. :). Cf. Von Sybel, Weltgeschichte, p. 253.

Chien en marbre de l'Hymette. Couronnement d'un tombeau. (Nécropole du Céramique à Athènes.)

ail Inisto de t'emiiie et aux pattes d'oiseau, qui, la lyre à la main, ou faisant le yeste de la lanieutatiuu, semble personnifier le tlirène funèbre. Ailleurs c'est un sphinx, comme on le voit représenté sur certaines peintures de lécythes '. D'autres fois c'est un animal, taureau ou chien. Le British Muséum possède un beau taureau de marbre, d'un style très large, qui a appartenu autrefois j\ lord Hilliugdon, et provient, à n'eu pas douter, d'un tombeau attique '. On peut voir encore en

Fig. 203. — Lion de marbre, trouvé à Cnide. (British Muséum.)

place, au cimetière du Céramique, près de la chapelle d'Haghia Trias, un chien couché sur le pilier qui surmonte une sépulture (iig. 202) \ La tête droite, l'animal semble veiller sur le tombeau, et c'est là un symbolisme qui se comprend facilement si l'on se reporte aux tombeaux lyciens de Telmessos et de Tlos, ou le chien est sculpté en relief près de la porte qui donne accès à la chambre funéraire.

Nous avons déjà rencontré, à l'époque archaïque, le type du lion

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