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3. Vuir Wood, /./'/ifsH.*, p. 218, 223, avec les planches. •I. Wooil, OUI'. ei(i', frontispice. 0. Rayet, J/uii. ihl'urt aiitiqw, II, pi. ûO. Drunu, Ihnkmaehi, n" 53,
LA SCILI'TIKK MoNTMKNïALE EN ASIK MIXEUHE. r,98
cinquième. Eu coiniiioiit;aiit parla partie droite, c'est d'abord un personnage assis, puis une i'einme tenant un object indistinct, deux figures qui attendent encore une explication définitive. Le groupe suivant moutre Hermès, tenant le caducée, le regard dirige vers le haut, tourné.
Fig. 206. T.imboui- de colonne sculpté. Nouvel Artémision d'Épliése. (British Mnseum.)
avec un mouvement de marche, vers une femme immobile qui arrange d'une main les plis de son himation. Plus loin un génie adolesceut, muni de longues et fortes ailes, portant une épée suspendue au flauc gauche par un baudrier, semble adresser à la figure précédente un geste d'a]3pel. De toutes les iuterprétatious proposées, la plus vraisem-
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Maille est encore celle (ju'a (léveln])|)ée IM. Rolieit'. Le .sculiiteiir a retracé l'épisoile iiual du dévouement d'Alceste. Rendue à la vie grâce à l'intercession des dieux, la jeune femme se prépare à suivre Hermès, qui va la ramener vers Adnicte. Les deux figures de droite peuvent être Hadès et Terséphoné ; quant au génie ailé, c'est Thanatos, le dieu de la mort, laissant à regret échapper sa victime. Par ses qualités, le style dénonce clairement l'influence attique. Plus large, plus coulant (jue dans la frise du ^Mausolée, il se recommande surtout par un modelé uni et souple qui recherche les grandes masses, sans mordant ni sécheresse. Dans la figure d'Alceste, le jeu des draperies a une grâce sévère, qui fait songer aux meilleures des stèles attiques du quatrième siècle. Celle d'Hermès, avec ses lielles pro[)ortious, rapi)elle une statue qu'on a rapprochée des œuvres de Scopas, l'IIerniès trouvé sur le Palatin'. Elle a certainement tenté la main des copistes, car on la retrouve, exactement reproduite, sur une patère d'argent du Caliinet des IMédailles trouvée à IJernay, et dont M. Waldstein fait honneur à un toreuticien d'Ephèse ''. Nous n'avons donc aucune raison de contester le témoignage de Pline, de nous refuser à croire que l'une des colonnes fût l'œuvre de Scopas. Les sculj)tures du Mausolée terminées, le niaitre parien a pu se rendre à Ephèse, après 356, et y mettre à l'œuvre les artistes de son atelier, en se réservant l'exécution d'un des bas-reliefs. l^a décoration des colonnes aurait ainsi été dirigée par Scopas.
Outre les morceaux des rulumnœ caelatae, M. Wood a recueilli de larges hlocs quadraugulaires, décorés à leur partie supérieure de rais de cœur et de rangs de perles, et couverts de sculptures en très haut relief, malheureusement très mutilées (fig. 201). On n'v distingue avec certitude que le combat dlléraclès contre l'Amazone llippolyte '. Par une disposition très digne d'attention, les bas-reliefs continuent sur les
1. ('. Kobeit, TImnatos, 39o' Progrumm zmii U'iticlelmaiwffeste, Berlin, 1870, p. 40 et suiv. Cf. Riyet, Mon. (le l'art antique. D'autit; part, JI. Benndorf a reconnu ici un épisode du jugement de Paris, et la figure ailée serait un Eres. Btillet. délia commlsshne arcli. ili Roma, MM, p. r)4suiv. Cette hypothèse a été réfutée par il. C. Robert^ riiil. Ciitersuchuiit/en, 188G, X, p. 160 et suiv. Kayet a combattu avec raifion la théorie de Curtius (Arch. Zeittmy, 1872, p. l'I) qui songeait à un concours entre les Muses amené-espar Hermès devant Apollon, en présence d'Agôn,le génie de la lutte.