‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 205 sur 380 · Voir t. I, p. 310 et suivantes · texte numérisé non relu

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2. Voir la frise du .sarcoph.ige des pleureuses et les dtUiils polychromes du sarcophage d'Alexandre. Xécrupvle royale à Sidoii, pi. XI et XXXTI.

a. Tli. Rcinach, G(n. des Seaux-Arts, art. cUé.

4. La figure choisie par M. Eustache, i qui j'exprime ici tous mes remerciements, est aujourd'hui une de celles (jui ont le mieux coneervé leur coloration.

LES SATirOPITAfiES DF, SIDON. 411

(le la grande scène de ehasse, un cliasseur eu costume perse, prêt à frapper un cerf d'un vigoureux coup de liache. La polycliromie ne se limite pas aux vêtements. Les têtes, avec leur chevelure brun-rouge, leurs yeux où l'iris bleu ou l)run est soigneusement indi(pié, ont une singidiêre expression de vie. Rien de plus digue d'attention, i\ ce point de vue, que la tête d'Alexandre dans la Chasse an. lion : le regard, fixé sur la bête, a toute l'intensitr, toute l'énergie qu'un ]>eintre pourrait lui prêter dans un tableau. Ajoutez que la peinture du sarcophage sidonien nous éclaire sur une question très controversée, celle de la coloration des nus. Les parties nues, remarque M. Th. Reinach, étaient recouvertes « d'une sorte de frottis léger et transparent, lie valeur uniforme, jaune clair ou foncé, suivant qu'il s'agissait d'un Grec ou d'un Barbare, sans aucune tentative de rendre par des nuances multiples l'aspect varié des chairs. )) Ces glacis se distingiient nettement des tons opaques, plus solides et plus résistants, adoptés pour la peinture des vêtements. Tel est bien le procédé qu'employaient les peintres de statues pour réchauffer le ton du marbre, et amortir le contraste choquant qu'auraient présenté les parties nues, tranchant crûment sur des draperies et des chevelures peintes. C'est bien ainsi qu'il faut s'imaginer les légères glaçures dont le pinceau de Nicias colorait les chairs des statues praxitéliennes ; et quand un patinage à l'huile et à la cire (yavcociç) venait recouvrir le tout, glacis transparents et tons opaques appliqué,- à l'encaustique ', les uns et les autres se fondaient dans une tonalité harmonieuse et chaude. Sans doute nous ne connaissons pas avec une entière certitude toutes les phases qu'a traversées la polychromie grecque. Pour le quatrième siècle, tout au moins, les sarcophages de Sidon en éclairent l'histoire d'une lumière aussi vive qu'imprévue.

1. Voir notre article sai la Polychromie iJdiis la sculpirne i/rcnjiu;. Repue des Deux-MomJes, lô février lS9.'i, \i. 815-841;, et les textes cités sur la Yivwoi:.

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