‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 204 sur 380 · Jiiliihuch des aixli. Iiisl., I.s;i4, p · texte numérisé non relu

Jiiliihuch des aixli. Iiisl., I.s;i4, p

'2. Il est bien difficile de proposer un nom d'artiste. JI. Studuiczka pense à un élève de Lysippe, Eiitychidùs, à la fois peintre et sculpteur. (J'erhandl. dcr XLII Vermmml il. Pliihhff., 1893, p. 93.) D'autre part Eutliycratès, fils de Lysippe, est connu pour avoir exécuté deux groupes de bronze, Ale.ranilie cliiisffeant, et un Combat de cavalerie. Tout ce qu'on peut affirmer, c'est que le sculpteur du sarcophage a certainement connu les grandes œuvres de sculpture qui racontaient l'épopée d'Alexandre.

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sitioii, il l'ait inusager une évolution iirochainc ijui, d'étape eu étape, aboutira au style violent et théâtral de la sculpture pergaménienne.

Les sarcophages de Sidon présentent un autre genre d'intérêt. Ils viennent prouver, par des témoignages irrécusables, la persistance de la polychromie dans la sculpture grecque. Après les révélations apportées, pour le sixième siècle, par les fouilles de l'Acropole d'Athènes', voici une série de monuments atteignant la lin du quatrième, et attestestant que, loin de décliner, la polychromie a trouvé au contraire des ressources nouvelles. Ce que nous faisaient pressentir les traces de couleur relevées au Mausolée ou sur les stèles attiques, le sarcophage des pleureuses et celui d'Alexandre le démontrent avec une certitude absolue '. Au lieu des trois ou quatre tons employés par les peintres du sixième siècle, le décorateur « du sarcophage d'Alexandre » dispose d'une palette très riche, qui comprend le violet, le pourpre, le bleu, le jaune, le rouge carminé, le brun-rouge et peut-être le bistre. Ces couleurs, il les étale largement sur les tuniques, sur les manteaux flottants, et il en fait jouer la gamme avec une virtuosité singulière. Les bas-reliefs sont rehaussés par la polychromie la plus chatoyante. L'enlumineur « imite avec une précision minutieuse la teinture compliquée des étoffes orientales, les tmiiques à fond uni, bleu, pourpre, ou rouge, brodées de petits carreaux ou ornées d'un empiècement de couleur différente, les parements tranchant sur les manches, les manches sur les manteaux, les pantalons striés, pointillés, ou tigrés parfois de trois tons, les tapis de selle avec leurs galons éclatants et leurs broderies iigurées » '. Le costume bigarré des Orientaux offre les oppositions de tons les plus hardies ; des jaunes éclatent sur les bleus ; des ïnanches rouges s'agrémentent de parements du bleu le plus vif. On peut en juger, si l'on se reporte à notre planclie VIII, reproduisant une excellente aquarelle que je dois à l'obligeance de M. Eustache, architecte pensiormaire de l'Académie de France, à Rome '. Elle montre la figure placée à l'extrémité droite

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