‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 208 sur 380 · Athénée, XI, p · texte numérisé non relu

Athénée, XI, p

n. Lœwy, Tnsrhr. (/i: Bihih., n" 187. liXsijzo; paci).£Ù;. AOutuTto; îtioûi. Inscription copiée h l.i fin lin quinzième siècle, d'après nn original perdu, par Pietro Sabino.

1. Anlhol.gr., IV, 16, .15. F.\i\-t itoiûv, AOuimts yÉpuv, EixuMvis iiXioTi. .'i. Pline, N'ai. Hist., 34, 61.

fi. Pétrone, Satyrtcon, 88.

et (luelques-uaes ,'ippartieiineiit certainement ù la période de ses débuts. La plus ancienne paraît être celle de l'athlète Poulydainas do Skotousa, vainqueur à Olympie en 408 ; mais cette date ne saurait être invoquée pour reporter aussi loin la période d'activité de Lysippe,car la statue a été élevée longtemps après la victoire de l'athlète '. Celle de Troïlos, vainqueur pour la seconde fois en 368, doit aussi être placée quinze ou vingt ans plus tard ■. Lysippe est déjà célèbre quand il exécute la statue d'un autre olympionique , Cheilon de Patras, mort dans une guerre, soit ù Chéronée (338,7), soit dans une des batailles de la guerre lamiaque (322); c'est pour cette dernière date que se prononçaient les exégètes \ D'autres images de vainqueurs, celles de Kallicratès et de Xéuarchès, sont de date inconnue. Enfin la signature de Lysippe se lit à côté de celle de Polyclète le jeune sur une base retrouvée à Thèbes, et qui supportait deux statues d'athlètes dont l'une, celle de Korréidas, était l'œuvre du maître sicyonien. Toutefois les deux statues n'étaient pas rigoureusement contemporaines; elles semblent avoir été remises en place après 31G , sur une base restaurée, (juand Thèbes, détruite en 335 par Alexandre, fut relevée de ses ruines par Cassandre. La statue de Polyclète le jeune est certainement antérieure à 310; celle de Lysippe peut l'être également, quoique rien n'empêche d'y voir une de ses œuvres de vieillesse \

Pour nous renseigner sur les caractères nouveaux que Lysippe prête au type athlétique, nous avons mieux que des textes ; nous possédons une bonne copie d'un original eu bronze, transporté h Rome sans sa base, car on le désignait seulement par le nom d' » Apoxyoménos », « celui qui se frotte avec le strigile ' ». Tout au moins le nom de Lysippe eu avait garanti la célébrité. Le gendre d'Auguste, Agrippa, avait rapporté à Rome ce beau bronze grec, qui décorait l'entrée des Thermes construits par son ordre. Il éveilla la convoitise de Tibère.

1 . Pausiinias, VI, 5, 1. Cf. Urlichs, Griech. Kuiistschrlfistcller, p. 26-27. La base, ornée de reliefs, a été retrouvée à Olympie, Ausgr.zu Olympia, III, pi. XVII A. Cf. Purgold, Atifsaetze E. Ciirtlus geirlilmel, p. jag et suivantes; Ol!/mpia,lll, Die Bildwerke in Stein imd Thon, pi. LV.

i. On peut l'admettre d"aprés la forme de l'inscription métrique giavée sur la ba>^c. Loewy. Lmeh r. ;ir. JiilJh., n" 94. Cf. Pausanias, VI, 1, 4.

'•\. PansanUis, VI, 4, 7.

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