Pausanias, I, 43, G
4. Voir pour les textes, Overbeck, Schii/ltjuelleii, n"» 1451-1450.
5. E. Poltier, les Staliielles de terre cuite ilani l'antiguitf, p. 192. 11. Strabon, VI, p. 278.
7. Pline, Xal. Ilist., 34, C3. M. Hartwig a proposé de rapproclier de l'œnvrc de Lysippe une tète d'IIclios en marbre, trouvée & Trianta, dans l'ile de Rhodes. Jioem. Mittheil, II, 1887, p. lôS.
Le héros favori de Lysippe est Héraclès, si l'on en juge par la prédilection avec laquelle il en multiplie les statues. C'est d'abord une série de groupes, représentant les travaux du héros, que l'artiste exécute pour l'Hérakléion d'une ville d'Acarnanie, Alyzia. C'est h\ que, plus tard, un général romain les trouva, gisant ù l'abandon, dans le sanctuaire appauvri et délaissé; les bronzes de Lysippe prirent la route de Rome '. Il est assez nalurel de reconnaître la copie d'une de ces figures dans riléraclcs au repos sculpté en bas-relief sur une des portes d'Alyzia ■, et ]ieut-être un autre de ces groupes a-t-il servi de prototype au petit bronze de Palerme qui montre le liéros imberbe, appuyant le genou sur le flanc d'un cerf terrassé, substitué sans doute par le copiste à la biche Cérynite ". Outre la série des bronzes acarnaniens, on compte dans l'oeuvre de Lysippe quatre statues d'Héraclès. Il faut citer en première ligne la statue colossale en bronze, exécutée pour les Tarentins ^ Transportée à Rome par Fabius après le sac de Tarente, elle eut les honneurs du Capitole, pour émigrer ensuite ;\ Byzance, au temps de Constantin. En 1202, les Latins la trouvèrent en place, dans l'Hippodrome ; mais « ces barbares insensibles à la beauté )), suivant le mot d'un chroniqueur byzantin, la brisèrent et en jetèrent les morceaux à la fonte '. Le même écrivain nous a conservé une description détaillée de la statue. Héraclès était assis sur une corbeille recouverte de la peau du lion néméen ; la main et le pied droits étaient portés en avant; il n'avait ni arc, ni massue; sa tête était inclinée, comme s'il songeait tristement à ses durs labeurs. La statue était remarquable par l'ampleur des formes, la largeur de la poitrine et des épaules, l'épaisseur des cuisses ; en accusant fortement la complexion athlétique du héros, l'artiste avait voulu rendre plus poignante encore cette expression de douloureuse lassitude.
Une autre statue d'Héraclès, datant peut-être de la jeunesse de Lysippe, se trouvait sur l'agora de Sicyone. Une épigramme de l'Antho-