‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 256 sur 380 · Urlicb, Perrjamen. Inschri/ten, p · texte numérisé non relu

Urlicb, Perrjamen. Inschri/ten, p

3. îii7.r,paro; <l>'jpô(<.a[y o; 'AOr.vaJîoi litôïjcav. Loewy, n" 118. Nikératos est nommé seul dam une autre Inscription de Délos, Loewy, n" 147. Cf. B.omolle, Monuments Grecs, n" 8, 1879, p. 4-1.

4. Pline, 34, 146. Pline le place vers l'olympiade 121. Mais c'est une erreur qui a été réfutée par Brimn, Grlecli. Kûnstler, I, 443. H ne me paraît pas prouvé que, outre le Phyromakhos de la frise de l'Erechthéion, il y ait eu un autre sculpteur de ce nom. Le Phyromakhos de Pergame peut être également l'auteur d'un Priape {Anlhol.t/r., II, 120, 9) et du quadrige d'Alcibiade (Pline, 31, 80). Il est à remarquer que Nikératos avait aussi représenté Alcibiade (Pline, 34, 80).

5. Allertùmer von Peryamon, II, p. 84. Loewy, Inschr. gr. B'ildh., p. 114. Trendelenburg, art. Perija- Mon, dans Baumeister, p. 1231.

6. Voir M. Fraenkel, Bas grosse Siegesdenkmal Allalos des ersten, Philologus, 180ô, LIV, p. 1. M. Fraeukel pense que le monument glorifiait toute la série des victoires remportées sur Antiochos Hiéraz et les Galates. Il serait donc un peu postérieur &la fin de ces guerres, c'est-à-dire A 2'^8. L'inscription suivante pourrait être considérée comme la dédicace générale : B»<ji>£v; 'ATTa).o; tûv x»Tà 7:i).Efiov I iywvuy yapiaTripia 'K^r^•l^. : Pergamen. fnsclirifttn, n" 21. Loewy, /'i.«c//. gr. Bildli., 154 a.

moins, grâce à deux copies conservées, apprécier assez exactement le style des originaux perdus. Les travaux les plus récents ont confirme le jugement très juste de Raoul-Rochette, qui. en 1830, rapprochait des sculptures pergaméniennes deux œuvres conservées à Rome : le prétendu gladiateur mourant du Capitole, et un groupe faisant alors partie de la collection Ludovisi, où l'on avait longtemps reconnu Arria et Paetus se donnant la mort'. Le style, l'imitation évidente d'origi-

Fig. 258. — Gaulois mourant (Rome, Musée du Capitole).

naux en bronze, et jusqu'à la matière, un marbre asiatique provenant soit du Sipyle soit de File de Fourni, tout cela établit entre les deux monuments une étroite parenté, et permet d'y voir des copies, exécutées en Asie Mineure, d'après des bronzes appartenant au grand ex-voto d'Attale. Le soi disant gladiateur est un Gaulois blessé, le flanc droit percé d'un coup d'épée-, le cou orné du torques d'or (fig. 258). Etendu sur son bouclier, il a laissé tomber à ses pieds la trompe de

1. Pour l'histoire des théories relatives à ces deux monuments, voir S. Reinach, Rev. arcli., XII, 1888, p. 280-281.

2. Helbig-Tontain I, n" Ô33. M. Belger a bien montré que le Gaulois ne s'est pas frappé lui-même, comme on l'a dit quelquefois, Jahrb.des arch. Iiist., II, 1888, p. 150-152.

504 L'AKT HELLÉNISTIQUE.

guerre où tout à l'heure il sonnait la charge. Ajjpuyé sur le bras droit, qu'il écarte de sa blessure saignante, la tête penchée, les traits contractés par la douleur, mais le visage encore fier et résolu, il attend stoïquement la mort prochaine. En lui-même, le sujet d'un combattant blessé à mort n'a rien de bien nouveau ; combien de fois, depuis les frontons d'Égine, l'art grec ne l'a-t-il pas reproduit! Pourtant si l'on examine le type et la complexion du personnage, on rend bien vite justice à l'originalité de la donnée : c'est la première fois qu'apparait le type du barbare du Nord, traité avec un souci scrupuleux de la vérité. Ce visage rasé, sauf la lèvre supérieure qui a gardé la moustache, cette chevelure drue, plantée bas sur le front, relevée eu mèches hérissées, cette puissante ossature, voilà bien des traits conformes à la description si connue de Diodore ' ; voilà bien un de ces Galates (( à la haute stature, à la peau humide et blanche », à la chevelure blonde, rendue plus rutilante par des frictions d'onguent à la chaux, et retroussée sur le sommet de la tête, « de telle sorte qu'elle faisait ressembler les Gaulois à des Satyres ou à des Pans ». A une observation si précise de l'exactitude ethnographique, se joint par surcroît une exécution très vivante, très serrée dans le détail, qui fait de la statue capitoline une œuvre excellente. On comprend aisément qu'un tel morceau ait été pour son mérite propre, détaché d'un ensemble; dès lors est-il téméraire d'y reconnaître le « sonneur de trompe » d'Epigonos, où, au dire de Pline, l'artiste s'était surpassé?

Le groupe Ludovisi, aujourd'hui au Musée Boncompagni, offre des qualités semblables, avec une mise en scène plus dramatique (fig. 259) ". C'est un épisode sanglant d'une des déroutes si rudement infligées aux envahisseurs. Plutôt que de laisser aux mains de l'ennemi sa femme vivante, un Gaulois lui a donné lui-même le coup mortel. Elle s'affaisse mourante, soutenue par le bras du barbare qui ne lui survivra pas, car il se plonge son épée dans la gorge, en jetant aux Grecs un furieux regard de défi. Le même réalisme, la même vigueur de style se retrouvent dans ce groupe, dont la silhouette hardiment lancée dénonce assez clairement la copie d'un bronze.

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