Stark, Niobe, pi. XIII, 3. Diit.schke, n" 2C
4. Ce sont les suivantes : a. La soi-disant Psyché, Diitsehke, n» 25 1. — b. .leunc fille avec le di|iloïdion, n» 263. Stark. pi. XIII, 1. Baumeister, Deiikmaeler, p. 1679, fig. 17ô8. — c. La soi-disant Ancliirrliw. Diitsclikc, n" 25fi. — d. Muso restaurée en Niobide, n" 2B2.
LES GUOUPES PITTORESQUES. 537
li(|iie '. Il laiit y juiiidie trois autres statues d'un marbre dilTéreut, mais dont le rapport avec les précédentes n'est pas douteux.'-. Enfin si l'on emprunte au musée du Capitole une figure de jeune fille affaissée aux pieds d'un Niobide \ on aura réuni tous les éléments certains dont nous disposons pour l'étude du groupe des Niobides.
Nous ne nous attarderons pas à décrire minutieusement, dans l'ordre conjectural où elles sont placées à Florence, les figures de ce groupe si connu. Nous irons droit à celle qui, par ses proportions plus fortes, par sa nature même, est toute désignée pour former le centre de la composition, c'est-à-dire à la mère des Niobides'. C'est là aussi que le sculpteur a mis le sentiment pathétique le plus intense. Niobé serre contre elle sa plus jeune fille épouvantée, et, d'un geste instinctif, cherche à la protéger avec le frêle abri de son manteau contre les flèches d'Apollon. Son visage, tourné vers le ciel, exprime la terreur et l'angoisse. Ce thème tragique de la mère défendant son enfant contre la mort a inspiré à l'artiste un groupe d'une belle venue, où le maximum d'émotion est atteint parles moyens les plus simples, et dont la facture ample et large se devine sous l'exécution un peu mesquine de la copie romaine (fig. 278).
Deux autres figures féminines nous mettent sous les yeux deux des autres filles de Niobé. L'une d'elles, désignée souvent comme l'aînée, s'enfuit à grands pas, la main droite ramenée vers l'épaule pour retenir le manteau, la gauche étendue avec un geste de terreur "'. Mais la copie de Florence ne nous donne qu'une faible idée de l'original. Pour en retrouver le style, il faut s'adresser à la belle réplique du musée Chiaramonti, au Vatican", où les draperies flottantes sont traitées avec plus de largeur et de simplicité, sans présenter ces plis menus et secs où s'est
1. Dutschke, u°s 257, 25;), 201, 264, 265, 266, 267, 268. Le n° 264 comprend les deux flgyrea de Niobé et de sa fille.