‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 277 sur 380 · L'ÉCOLE DE RHODES · texte numérisé non relu

L'ÉCOLE DE RHODES

Si l'école rhodienne se rattache, par ses affinités, à la grande école asiatique, historiquement elle a sa physionomie à part. En face des grandes monarchies hellénistiques, Rhodes apparaît comme un état libre, une république indépendante et très prospère. Pendant le troisième siècle, après le siège si vaillamment soutenu contre Démétrios Poliorcète, l'importance politique de l'ile a bien vite grandi. Entrés dans l'alliance romaine, comme les Attalides, les Rhodiens profitent d'une guerre heureuse contre Philippe III de ^lacédoine et Antiochos le Grand pour s'annexer la Lycie et la Carie. En 168, il est vrai, leur attitude équivoque, dans la guerre contre Persée, leur fait perdre leurs possessions d'Asie; mais leur vigoureuse résistance contre Mithridate, en 88, les fait rentrer en faveur auprès de Rome. Alors recommence, pour Rhodes, une courte et brillante période de prospérité, qui prend fin brusquement eu 43. La prise et le pillage de la ville par l'armée républicaine de Cassius, l'enlèvement de tous ses trésors d'art transportés i\ Rome, marquent la fin de la puissance rhodienne. Sous l'Empire, il n'est plus question de l'école de sculpture qui, pendant près de deux siècles, avait jeté un très vif éclat.

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