Voir Scbreiber, Alexandrinische Toreutil-,Xje\pz\g
4. Schreiber, ifiltheil. Allie», X, 188.5, p. 30 et suivantes, .hhrb. des arch. Inst., IV, 1889, p. 113. Die Wiener Brunmnreliefs aus Palazzo Grimani, Leipzig, 1888. Cf. Michaelis : l'eher Alexandrinische Kunst; Verhaiidl. der Philologenversammhmg in ^'liric/i, 2^7, Leipzig, 1888, p. 34. OTerbeck, CriVc*. riastUc, 4'éd., II, p. 352.
LA SCULPTURE ALEXANDKINE. 559
¥A\r serait sans doute définitivement gagnée si le sol d'Alexandrie avait été exploré méthodiquement. En l'état actuel de nos connaissances, nous sommes encore réduits ;\ des présomptions.
Il est tout au moins certain qu'à l'exemple des souverains helléni.stiques, les Ptolémées attirent à leur cour des artistes étrangers. Le peintre Apelle y séjourne. Deux sculpteurs, Démétrios de Rhodes, et Théon d'Autioche, travaillent ii Alexandrie '. L'auteur de la statue de culte du Sérapeum semble être un Grec d'Asie Mineure, Bryaxis. Mais surtout les textes nous permettent de croire que la ville grécoégyptienne oiîrait un luxe extraordinaire d'oeuvres d'art. Les édifices élevés par les Ptolémées contenaient tout un monde de statues. Dans le Tychaion, élevé au milieu de la ville, c'étaient <les statues de dieux, des Victoires, des images eu bronzedes Ptolémées -. Dans l'Homéreion, Ptolémée Philopator avait fait placer, autour de la statue du poète Homère, celles des villes qui se disputaient l'honneur d'être sa patrie \ On imagine sans peine combien devaient se multiplier les effigies royales. Dans le temple consacré à sa sœur Arsinoé, Ptolémée Pliiladelphe dédie les statues d'or et d'ivoire de ses parents et celle de sa sœur, cette dernière taillée dans un bloc de topaze ''. Sa maîtresse, Kleino, a plusieurs statues dans Alexandrie. Et il faut compter encore les statues royales consacrées dans les grands sanctuaires de Grèce, soit par les rois, soit par leurs courtisans ; celle de Ptolémée Soter à Olympie, celle d'Arsiuoé, dans le sanctuaire de l'Hélicon, où elle était représentée assise sur une autruche de bronze •'. Il y a donc à Alexandrie un art de cour, un art officiel, dont nous pouvons aisément nous figurer la splendeur. Qu'on relise, dans la XY" idylle de Théocrite, le récit de la fête d'Adonis, célébrée en l'honneur d'Arsinoé II ; qu'on se reporte à la description faite par le rhodien Kallixène de la procession royale ordonnée par Ptolémée II '>. On a comme la vision d'un