Weisshaupl, 'E?ri|ji. àp^., 1»91, pi. 10, p
LES CARACTÈRES GÉNÉRAUX. rm
grammes de l'Anthologie nous en donnent la preuve. Mais la plastique a dû plus d'une fois s'en inspirer, témoin la curieuse tête du i\Iusée de Dresde que nous reproduisons (tig. 311) '. Evoquez les souvenirs des
i'ig. 310. — Le Fauue Barberini. Statue de marbre (Munich. Glyptothéque).
œuvres modernes suggérées par le réalisme le plus cru ;' ù moins de descendre jusqu'à la caricature, vous ne trouverez rien de plus expressif
1. Arcli. An:eiger, 1889, p. 99. La photographie est exécutée d'après nu moulage où figurent les parties restaurées. Nous la devons à l'obligeance de M. G. Treu.
SCULPTURE GKECgrE. — T. II. 75
■m I/ART HELLÉNISTIQUE.
que cette tigure de vieille femme ivre riant aux rclants. Chairs Hasques et molles, peau ridée, hérissée de verrues, bouche édentée, tout cela l'artiste l'a rendu en observateur scrupuleux : il a mis toute sa conscience à chercher ce qu'on a appelé « le beau du laid ».
Types konîques et portraits. Nous avons dé;jà signalé la part qui
revient à Lysippe dans la statuaire iconique. Ses statues d'Alexandre servent de prototypes pour les effigies des princes hellénistiques , et nous avons reconnu l'influence de son école dans la statue du musée des Thermes qui peut passer pour un excellent spécimen de ces images officielles ffig. 257). Dans ce domaine, l'art hellénistique n'a guère à inventer. On en peut dire autant des statues féminines. Le quatrième siècle a fixé le type de la tigure lé'minine, drapée et debout ; les sculpteurs du troisième et du second siècle ne le changeront pas. La grande statue de Dresde trouvée à Ilerculanum est peut-être de travail hellénistique ' (fig. •'>12); or elle reproduit un type du quatrième siècle, celui d'une statue trouvée à Andros, et les mêmes formes se conservent si bien qu'elles reparaissent sans modification dans une statue romaine d'Olyni-
1. llottiier, Die liiUlw. tier AnlUemammliiii;/. n" 111. Clame, iil. TCii. 188;i. Bruiin, Denlmaeler, n".110.
Vieille femme ivre. Tète eu marbre ( Musée de Dresde ).
F,KS (.'AKAOTHUKS CKNEUAUX.
pii; '. Un autre type très voisin de celui-h\, est celui de la statue funéraire trouvée à ^gion"; il est reproduit avec la niêine persistance par les sculpteurs hellénistiques. Nous eu trouvons la preuve dans une statue
Fig. 312. — Statue de femme en marbre, trouvée i Herculanum ( Musée de Dresde).
Fig. 313. — Statue de femme, trouvée à Cymé. Marbre ( Constantinople. Musée de Tchinily-Kiosk ).
du Louvre, provenant de la nécropole de Cyrène, et dans la jolie statue de femme découverte à Délos par M. Couve •'. Quelquefois les sculpteurs introduisent de gracieuses variantes. L'élégante statue de Cymé,