‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 304 sur 380 · JlUthàl. Athtii, III, pi. VI · texte numérisé non relu

JlUthàl. Athtii, III, pi. VI

3. Couve, Bull, de correqt. hellui., XIX, ISSÔ, p. 4S2, pi. VIL

conservée àCoustaiitiuople au musée de Tchinily-Kiosk, traliit dans la coiffure et dans rarraiigenieut de la draperie un sentiment très personnel (iig. ûl3) '. Mais à la longue, l'exécution de ces statues drapées tourne à la falirication industrielle, et l'art hellénistique transmet à l'art romain des types convenus, sans cesse reproduits avec une déplorable banalité.

Dans le po<-trait proprement dit, le réalisme règne en maître. La série des bustes hellénistiques atteste que l'évolution connnencée au quatrième siècle se poursuit et s'accélère, que l'étude du caractère individuel devient le souci dominant des sculpteurs. La même recherche de la vérité se manifeste dans les monnaies, où prennent place les effigies royales'. Dans ce cadre exigu viennent s'insérer de véritables portraits, et cette image est souvent celle du prince régnant. Si les Ptolémées gardent sur leurs monnaies l'effigie du fondateur de la dynastie, Ptolémée Soter, les monnaies des Séleucides, celles des rois de Macédoine, de Pont, de Bithynie nous offrent une suite de portraits, traités avec un singulier accent de vérité. Ce sont là des documents précieux pour identifier les bustes disséminés dans nos musées. Aussi, depuis qu'une méthode rigoureuse a dirigé les études d'iconographie, combien de monuments, autrefois qualifiés d'œuvres gréco-romaines, la critique a-t-elle restitués à l'art hellénistique! Il a bien fallu le reconnaître ; le réalisme dans le portrait ne date pas seulement de l'époque romaine ; il est en germe dans l'art du quatrième siècle ; il s'épanouit, sous les successeurs d'Alexandre, dans une belle floraison. Pour le prouver, il suffit de classer chronologiquement les portraits royaux qu'on a pu identifier. En voici une courte série. Une tête de bronze du Musée de Naples nous offre un portrait de Séleucos Nicator, qui règne de 323 à 280 ; l'original date sans doute de la fin du quatrième siècle '. Le front saillant à la base du nez, la chevelure tourmentée, les joues ridées trahissent déjà le réalisme hellénistique. Il s'accuse encore avec plus de force dans la tête de Munich qui repré-

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