‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 311 sur 380 · Beschr. der ant. SIculpt., n" 20S · texte numérisé non relu

Beschr. der ant. SIculpt., n" 20S

SCrLrTCIÎE GRECQUE. — T. II. 76

602 I/AIÎT IIKI.LliNISTigUE,

de danse «ini cainbro le torse, l'ait tournoyer le corps et voltiger la

légère draperie de la danseuse.

Enfin le style et la donnée peuvent concorder pour réaliser le type

parfait du sujet de genre. Cet accord est complet dans les figures de

pêcheurs, de paysans, de bateleurs nubiens où nous avons reconnu des j)roduiLs de l'art alexandrin. Exécution réaliste, observation souvent humoristique, dimensions restreintes, tout cela est bien en harmonie avec les conditions du genre. L'esprit y trouve aussi sa place. On connaît le mime d'Hérondas, où deux femmes visitent l'Asclépiéion de Cos,et regardent avec une curiosité naïve les statues, les bas-reliefs dont le temple est orné. Elles s'arrêtent devant une statue denfant aux prises avec une oie.

^( Par les Parques, vois comme il étrangle l'oie ! Si le marbre n'était pas là, devant toi, tu jurerais qu'il va parler'. » Ce sujet, qui ravit d'aise les deux commères de Cos, nous le retrouvons facilement dans uneceuvre célèbre dont il y a de bonnes ré|)liques à Municli, au Luuvre, au Capitole (fig. oVJ) '. Un bambin joulHu et rieur retient jmsonnière uue oie qu'il a prise en amitié; arc-bouté sur ses petites jandjes, déployant toute sa force, il entoure de ses bras le cou de l'oiseau ; celui-ci se débat, le bec grand ouvert, et cherche à luir une étreinte dont il pâtit. Nous connaissons l'auteur de cette jolie

Fig. 318. — Mcnade dansant. Staluu eu / marbre (Musée de Berlin).

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