LA RENAISSANCE (1 UKCO-UOM AIN B
assez nettenient la géiicration d'artistes qui est en activité vers l'année 154, c'est-à-dire au milieu du second siècle avant notre ère. Après avoir énuinéré les principaux maîtres grecs jusque vers l'olympiade 121 (21H) av. J.-C) l'écrivain latin ajoute : (( L'art s'éteignit ensuite; puis il y eut une renaissance, dans la 15(3° olympiade (154 av. J.-C), où parurent des artistes bien inférieurs sans doute aux précédents, mais pourtant estimés ' ». Et il cite dans le nombre des sculpteurs comme Polyclès d'Athènes, qui, nous le savons déjà, travaille à Rome pour Métellus. Assurément, quand il parle de renaissance, Pline se place au point de vue romain; pour lui, elle commence au moment où l'art grec pénètre à Rome; or, on l'a souvent remarqué, cette date de 154 est bien voisine de celle où un groupe d'artistes athéniens vient décorer les monuments construits par Métellus. C'est donc vers le milieu du second siècle avant notre ère que l'art grec refleurit sur le sol romain, et y dépose les germes féconds d'où sortira l'art gréco-romain. Dès lors, la méthode que nous avons à suivre est tout indiquée. Nous devons examiner ce qu'est la sculpture en Grèce à cette époque, et suivre à Rome les représentants des écoles qui travaillent le plus activement à propager, chez les nouveaux maîtres du monde, le respect et l'admiration du génie hellénique. Trois écoles surtout prennent part au mouvement de renaissance signalé par Pline : les Attiques, les Asiatiques, les Alexandrins. Comme les monuments, les textes et les inscriptions s'accordent à témoigner du rcMe considérable qui revient à l'école attique, c'est vers Athènes que nous dirigerons tout d'abord notre enquête.