Nous avons déjà indiqué cette conclusion, page
2 C'est l'opinion de M. Furtwaengler, ileistertoerke, p. 643.
de Florence, roiifrinal, cer-tainement attique, d'où dérivent tant d'imitations. Mais la finesse du travail, l'exquise fraîcheur du modelé, la désignent comme une excellente copie, et l'on peut y voir l'œuvre d'un de ces artistes néo-attiques du second ou du premier siècle avant notre ère, qui sont encore de véritables virtuoses du ciseau.
Si le sculpteur de la Vénus de Médicis reste ignoré, nous connaissons, par une inscription authentique, un Cléomènes fils de Cléomènes, Athénien, l'auteur de la statue du Louvre désignée sous le nom fort impropre de Gernianicus (fig.
337) '.Plusieurs critiquesont reconnu Jules César dans ce personnage au visage rasé, aux traits énergiques et fins, représenté nu comme un Hermès, avec une légère draperie jetée sur le bras gauche, et retombant sur la carapace d'une tortue.
Le nom reste incertain; mais cette image est certainement un portrait. En dépit de la nudité conventionnelle, l'artiste a traité avec une sorte de
Fig.
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— IVr-onnage romain. Statue de Cléomènes il'Athcnes (Musée du Louvre).
1. Loeny, Imchr. si: Bildh., n» 344. Eayet, Mon. ih fart aulique, II, pi. 00.
LES KAS-IÎRLIEFS NÉO-ATTIQU ES. 643
naturalisme les formes du corps, et accusé avec fermeté le caractère individuel du visage. Pourtant, avec de réels mérites, cette œuvre si vivante n'est (ju'niie adaptation adroite. Veut-on désigner le modèle auquel le sculpteur attique a emprunté la pose, le geste, et jusqu'à la draperie de son orateur romain? Il suffit de considérer une statue du musée Boncompagni, représentant Hermès figuré comme le dieu de l'éloquence '. On hésite encore sur le nom et sur la date du maître qui avait créé ce type de l'Hermès Logios '; on ne garde aucun doute sur le parti que Cléomènes a su en tirer. Comme les auteurs de la statue d'Ofellius à Délos, mais avec plus de talent, il a adapté à l'image officielle d'un Romain la pose et l'attitude d'un Hermès grec.
Nous savons dès lors, par des témoignages très significatifs, quelle place revient dans l'histoire de l'art à la nouvelle école attique. Elle a produit des copistes et d'adroits imitateurs. On a justement défini le caractère de cette école «. pauvre d'imagination, embarrassée par la masse de ses connaissances historiques, emprisonnée dans ses souvenirs », et qui « préféra s'en tenir à ce qu'avaient fait les maîtres impeccables de la grande époque, utiliser, pour de nouveaux emplois, les créations de leur génie, accommoder leur style au goût du jour ■. )) Si l'on veut apprécier son rôle, en prenant pour mesure l'énergie de la puissance créatrice, il est tout à fait secondaire. Aucune de ses productions ne trahit le souci de la recherche originale. Au moins lui reste-t-il le mérite d'avoir bien choisi ses modèles, et popularisé à Rome les oeuvres des maîtres grecs les plus glorieux.