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Helbig-Toutain, Guide, II, n» 87], p

2. Voir sur cette question, Botho Graef, aia dey Anomia, p. 61). M. Helbig y voit une œuvre de l'ancienne école péloponnésienne {omr. cité, p. 106). SI. Fartwaengler songe à Téléphanès de Phocée. (^MehterwerJce, p. 86.)

3. Rayet, Mon. de l'art antique. II, notice de la pi. 69. Cf. Hauser, Die neu-attischen Reliefs, p. 173 et suivantes. HomoUe, Bidl. de corr, hellén., 1892, p. 342.

C4i L'ART GREC A ROME.

de prodiK-tion industrielle s'accuse avec plus de force encore dans les œuvres qui relèvent plus directement de l'art décoratif. 8'agit-il de sculpter ces panneaux de marbre que la mode multiplie dans les riches habitations ' ? Faut-il orner de bas-reliefs les grands vases de marbre qui sont le luxe des villas romaines, décorer la base d'un candélabre, le socle d'une statue, les faces d'un autel, le pourtour d"une margelle de puits? Les sculpteurs ne se mettent pas eu frais d'invention. Ils ont sous la main tout un répertoire de sujets décoratifs créés par plusieurs siècles de production originale; il leur suffira d'adapter tel ou tel motif au cadre où il doit s'enfermer; au besoin ils déguiseront leurs emprunts par d'adroits arrangements, par des variantes ingénieuses, et signeront ainsi des oi'uvres d'un style éclectique, fait de réminiscences, où ils n'auront à revendiquer que l'habileté de l'exécution. Après la pénétrante étude de M. llauser', on attribue sans difficulté aux ateliers attiques une longue série de bas-reliefs, pour la plupart de provenance italienne, traités tantôt dans le style libre, tantôt dans le style archaïsaut, et où les deux styles se trouvent parfois associés. Les prototypes des bas-reliefs de style libre sont souvent très reconnaissables; c'est cette catégorie d'œuvres que nous envisagerons tout d'abord.

La sculpture monumentale du cinquième et du quatrième siècle a certainement fourni aux néo-attiques un riche répertoire. Voici, sur un bas-relief des Vffizi, à Florence, un sujet qui avait une certaine vogue, car un marbre du Vatican le reproduit également^ Deux Ménades conduisent un taureau destiné au sacrifice. L'une d'elles tire sur la corde attachée aux cornes de l'animal ; l'autre s'avance vivement, tenant un thymiatérion (fig. 338). Reportez-vous aux Victoires sculptées sur une des dalles de la balustrade du temple d'Athéna Niké (fig. 51 A) ; vous surprendrez le sculpteur néo-attique en flagrant délit dimitation. De légers changements dans le costume, dans le mouvenient du taureau, la suppression des ailes, fort habilement remplacées par des draperies flottantes, ont suffi à déguiser le plagiat. L'auteur d'un bas-relief de Munich, représentant deux femmes ornant un hermès, a puisé î\ la

1. Hauser, outr.c'Uc, p. lli, rappelle un mot de Cicéron, faisant allusion à cette mode.

2. Friedrich Hauser, Die iieti-attisclien RcUe/s, Stuttgart, 1889.

3. Bas-relief des Uffizi, Diitsclike, Ant. Bildw. iii Oberilalien, III, n" 521; Hauser, Xeii-alt. Rtlitfs p. 70, n» 100 a. — Bas-relief du A'atican, Hclbig-Toutain, I, n" 161.

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