‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 36 sur 380 · Ancient marUet, IX, pi · texte numérisé non relu

Ancient marUet, IX, pi

2. Voir l'étude de G. Loeschcke, BiUUiche Tradition dans les Bonner Sludien R. KeJcidè gticidmet , Berlin, 1890, p. 248.

LE THESEION.

(In Tliéséioii, qui s'inspirent si directement des métopes du Tartliénou, et, suivant l'exemple donné par l'atelier du grand maître attique, savent enrichir la sculpture décorative d'emprunts faits aux grandes ceuvres de la peinture? D'autres indices permettent encore de placer la frise du Théséion après l'achèvement du Parthénon. Par l'accent nerveux du style, et la forte sailhe du relief, elle appartient déjà au type de frise que nous allons trouver au temple d'Athéna Niké ; elle forme la transition entre le Parthénon et les œuvres des successeurs de Phidias, et représente bien pour nous la plastique des dernières années du gouvernement de Périclès, entre les années 438 et 432 environ.

Hors d'Athènes^ le temple d'Athéna à Sunium nous offre un nouveau témoignage de l'activité qui règne en Attique au temps de Périclès. On connaissait depuis longtemps les ruines célèbres de cet édifice, que des fouilles poursuivies en 1884 ont complètement dégagé ',

1. Les fouilles ont été faites par Tlnstitut archéologique allemand d'Athènes. Voir Doerpfeld, Mittheil. Athen, tX, 1884, p. 324; pi. XV, XVI.

Le résultat de ces investigatious a été de constater que le temple , postériexir de quelques années au Parthénon, s'élevait sur remplacement d'un édifice plus ancien, et de compléter, jiar de nouveaux fragments, ce qui restait de la frise'. Par malheur, ces treize plaques sculptées sont trop luutilées pour que nous nous attardions à les décrire. Quelques fragments d'une Gigantomacbie et d'une Centauromacliie, d'autres représentant les exploits de Thésée, prouvent que les artistes avaient puisé dans ce répertoire inépuisable que les fresques des Polygnote et dès Micon fournissaient à la sculpture. On constate une fois de plus avec quel empressement ces sujets renouvelés, rajeunis par une entente nouvelle des lois de la composition, sont adoptés partout; et le peu de scrupule qu'éprouvent les sculpteurs à les répéter est un témoignage bien significatif de l'unité d'inspiration qui règne en Attique dans la sculpture monumentale.

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