Cf. Loevcy,Imdii:gyiec!i. Bildhaiier, n" 526, p
2. Ainsi Agathanor, Praxias, Jlynnion, Soclos, dont les noms sont suivis de l'indication du déme arec la formule oîxùv. Ainsi : npa-/!Jta; èja MéXittu oiy.ûv.
96 LINFLUENCE DES GBAXDS MAITRES.
de Képliisia. Mais bien que ce nom soit porté plus tard, au troisième siècle, par un artiste athénien, nous n'avons aucune raison de reconnaître en lui le chef de l'atelier. Le principal auteur de la frise, dont on a proposé de faire honneur à Callimaque ', reste inconnu. Nous voyons tout au moins, par un curieux exemple, comment est constitué un de ces ateliers de sculpteurs qui prend l'entreprise de la décoration d'un monument : un maître composant l'esquisse, modelant les maquettes ; des praticiens travaillant sous sa direction. Toutes proportions gardées, n'est-ce pas ainsi qu'il faut se représenter, trente ans plus tôt, l'atelier de Phidias ?
Le musée de l'Acropole ne possède (ju'un petit nombre de ces figures en marbre blanc, qui se détachaient comme en silhouette sur le fond plus sombre de la pierre calcaire d'Eleusis". Encore sont-elles trop mutilées pour qu'on puisse essayer de reconstituer l'ensemble de la frise. Une figure assise sur un trépied fait penser à une scène d'oracle. D'autres représentées trônant, dans l'attitude des divinités du Parthénon, permettent de supposer que le sujet bien connu du groupe des dieux avait trouvé place dans la composition. Deux femmes assises, tenant chacune un enfant sur leurs genoux, éveillent le souvenir de Déméter avec lacchos , de Pandrose portant le petit Erichthonios ^ Les comptes de prytanies font mention de quelques figures qui n'ont pas été retrouvées, et, chose curieuse, ils les désignent par à peu près : « Le jeune homme écrivant; la femme près du char, ainsi que les deux mulets; le jeune homme auprès de la cuirasse; le cheval et l'homme vu par derrière, qui le frappe ; le char et le jeune homme, et les deux chevaux attelés... » Faut-il en conclure qu'ici, comme au Parthénon, une partie de la frise représentait des scènes empruntées à la vie réelle ? L'hypothèse est plausible, mais il serait chimérique de prétendre aller plus loin. Aussi bien nous devons surtout prêter attention aux caractères de style. Or, si mutilés qu'ils soient, ces fragments suffisent à nous montrer, avecl'influence persistante du style de l'école de Phidias,