Furtwaengler, .Vciiteriee/ie, p
2. M. Schoene en a donné une description détaillée avec une reproduction. GrUchiaclie Reliefs, p. 2-14, pi. I-IV. Pour la bibliographie antérieure, voir Le Bas-Ueinach, Voyage arch., p. 56 . Les meilleurea reproductions sont celles de Brunn, Den Imaeler gr. roem. Sailpt., n»s 31, 32, 33.
3. Pour ces identifications, voir Schoene, oiiur. cité; Robert, Hermès, 1890, p. 431-445.
LE TEMPLE LVATIIÉXA XIKE. 97
une recherche de l'effet pittoresque de phis en pUis marquée. Ou peut examiner h ce point de vue les morceaux les plus remarquables ; deux hommes groupés ensemble, l'un au second plan, appuyé sur son bâton, l'autre au premier plan, agenouillé, et faisant le geste de rattacher sa sandale (fig. 45 A.) ; le joli fragment où deux femmes semblent converser, dans une attitude d'amicale familiarité (fig. 45, B.); enfin la figure de femme assise tenant un enfant sur ses genoux (fig. 46). Les draperies sont curieusement refouillées, épousent la forme du corps, et le nu s'accuse sous le jeu des pHs. A n'en pas douter, la sculpture s'engage avec ardeur dans la voie nouvelle que lui a ouverte l'imitation du style de la peinture ; elle modifie déjà dans le sens du raffinement la manière sobre et large de Phidias, et l'on voit se manifester une recherche de virtuosité qui va trouver son expression encore plus complète dans les marbres du temple d'Athéna Niké.
S 3. — LES SCULPTURES DU TEMPLE D'ATHÉXA NIKÉ.
Eu avant de l'aile sud des Propylées, une sorte de bastion, dessinant un rectangle irrégulier, se projette vers l'ouest, et domine l'entrée de l'Acropole. C'est le Fp-gos, littéralement <( la tour », dont la plate-forme sert de soubassement au petit temple ionique d'Athéna Xiké (fig. 47). C'est le temple que Pausanias signale d'un mot, en le désignant sous son nom populaire de « temple de la Victoire sans ailes y< ÇSiy.r,; '\-7e3vj vao;) '. En réalité, ce petit sanctuaire était consacré à Athéna Niké, c'est-à-dire à Athéna Victorieuse ". La Victoire qui y recevait un culte n'était que l'attribut, et comme l'émanation de la déesse Poliade, dont elle ne se séparait pas. Quant à la dénomination de ": Victoire sans ailes » adoptée par Pausanias, elle s'explique facilement par la nature du xoanon conservé à la place d'honneur dans la cella. C'était une statue de bois d'Athéna Niké; elle représentait la déesse tenant d'une main